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Shinji Mikami était la tête pensante de Resident Evil, son créateur absolu. Qu'il ait été réalisateur ou producteur en fonction des épisodes, il a su imposer une patte géniale. Un talent singulier qui aura même su faire d'une remise à plat aussi fondamentale que Resident Evil 4 (test) un essai largement transformé, raflant tous les suffrages.

A présent qu'il a quitté Capcom, la licence est-elle orpheline pour autant? Resident Evil 5 semble ne pas pouvoir nous fournir une réponse tranchée...

La polka des polémiques

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Bénéficiant d'un buzz considérable, le dernier né de Capcom aura été la ligne de mire de l'année 2009, le jeu le plus attendu du moment sur les consoles Haute Définition.

Au premier trailer diffusé, pourtant, c'est la polémique. Chris Redfield, le héros Blanc de RE5 (de retour depuis RE1 et Code Veronica), débarque sur le continent africain et tue des Noirs (infectés). Ni une ni deux, les associations anti-racistes s'empressent de stigmatiser le jeu.

Sans entrer dans le débat, cette première bande-annonce augure pourtant du meilleur au niveau du jeu pur, avec un Chris désespérément seul, face à une horde d'autochtones survoltés et ultra-agressifs. C'est nerveux, violent et terriblement stressant, du tout bon à condition d'avoir digéré la tournure résolument action de la saga. Mais normalement, c'est chose faite depuis Resident Evil 4. Même si ce fut dur.

Du temps se passe, et la démo jouable débarque. Un constat s'impose : la polémique sur le racisme a eu ses conséquences et le jeu a subi quelques retouches pour ne plus froisser personne.

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Désormais les ennemis comptent à présent toutes sortes d'ethnies dans leurs rangs, et plus seulement des africains. Qu'à cela ne tienne, une nouvelle polémique se met en place suite à cette démo, concernant le gameplay.

Jugé archaïque pour les uns, dernier vestige de l'angoisse residentevilesque pour les autres, il ne fait que reprendre la maniabilité de son prédécesseur, acclamée quatre ans plus tôt. Revirement pour le moins étrange mais il est vrai que pas mal de choses ont évolué entre-temps : de méchants concurrents aux reins particulièrement solides se sont imposés, et la quantité d'ennemis présente dans les niveaux de RE5 s'est vue décuplée.

Une solution pour la démographie

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Les commandes de base ne sont certes pas super intuitives, mais quatre configurations sont disponibles. La C reprend grosso modo la maniabilité RE4, avec un staff latéral intégré. Cet ajout n'est pas forcément spectaculaire, mais il apporte un zest de souplesse et se révèle au final suffisamment pratique pour que ça manque quand on reprend les anciens épisodes. Quoiqu'il en soit, la jouabilité se dompte après un petit temps d'adaptation, comme pour chaque Resident Evil.

C'est vrai que le joueur qui n'aurait jamais touché à RE4 risque d'avoir de gros soucis et de se retrouver facilement submergé. Car si Resident Evil 4 avait mis les pieds dans le plat, Resident Evil 5 s'y vautre, en s'affranchissant définitivement des inspirations horrifiques de la saga pour lorgner sévère du côté du blockbuster hollywoodien à grands renforts d'action épileptique à grand spectacle, et d'effets pyrotechniques qui en mettent plein la vue.

On le savait plus ou moins, ce Resident Evil ne cherche plus à bâtir une ambiance et se concentre sur le shoot, omniprésent. Ou quasi. Il conviendra donc d'envoyer ad patres un maximum d'adversaires, à coups de flingue mais aussi à grands renforts des fameux uppercuts de Chris. Ce dernier peut en effet balancer des patates jouissives et super violentes, à faire passer Leon et ses coups de latte pour une ballerine! Un vrai régal dont il serait stupide de se priver!

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Les ennemis sont innombrables et arrivent par torrents, de partout. Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot est le maître mot, tout en gérant sa partenaire quand on joue en solo. Pas évident, tout ça. Car là où on pouvait s'en sortir avec panache dans RE4, il est fréquent de se laisser surprendre par des ennemis qui vous choppent par derrière, principalement à cause de cette impossibilité de se déplacer en mettant en joue qui ne permet par d'appréhender le danger assez convenablement.

Pour l'heure, rien de bien méchant cependant. On incarne deux agents d'élite pris à partie par une foule déterminée à avoir votre peau, et ça suffit à procurer un immense plaisir au joueur qui a tant rêvé de voir beaucoup plus d'ennemis à l'écran depuis le dernier volet.

Touche pas, c'est moi qui l'ai vu en premier!

La gestion du partenariat avait de quoi inquiéter, alliée à un inventaire qui se gère désormais en temps réel, ne mettant plus l'action en pause. A ce sujet, si l'idée était à retenir du temps où la saga tapait dans le survival horror, elle peut s'avérer carrément suicidaire dans un jeu comme Resident Evil 5, où l'état d'urgence prédomine. Heureusement, et contrairement à tout ce qu'on peut en dire, on s'en sort pas mal et Sheva sait faire preuve d'initiative, réagit bien la plupart du temps.

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Elle nécessite cependant d'être canalisée à l'aide des bons outils pour éviter la gâche de munitions ou le double emploi (genre on tire sur un mec en même temps qu'elle). Elle a bien ses moments de caractère où elle n'en fait qu'à sa tête, effrontément, mais elle sera aussi d'un très grand secours en cas de blessure grave. Il n'est certes pas toujours évident de bien régler tout ça en plein feu de l'action, mais ce n'est pas ingérable comme on pouvait le redouter. Même si dans l'absolu, on aurait franchement apprécié de pouvoir traverser l'aventure seul.

Beauté glacée

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Resident Evil 5 laisse parfois pantois d'admiration par ses graphismes. C'est extrêmement bien foutu, très réaliste... mais cela semble hélas parfois frappé par le syndrome du top-model sur papier glacé : c'est beau, impeccable et pour ainsi dire parfait, mais ça n'émeut pas plus que ça. Sporadiquement va-t-on dire.

Il faut être honnête et admettre que la modélisation des personnages est remarquable, et certains décors valent tout de même le coup d'oeil, à l'image du bidonville du début, vraiment bien restitué (sans aucun doute la meilleure portion du jeu à tous niveaux), ou ce bateau échoué à quelques mètres du port, le village africain sous la pluie, ces bocaux de fleurs dans le laboratoire, ou même ces effets d'explosion excellents... mais dans l'ensemble, le graphisme est un peu trop propre, trop polissé, dégagé de toutes ces aspérités qui conféraient un charme incontestable aux volets précédents, où chaque chaise, chaque table dégageait une aura gothique et glauque qui a quelque peu disparu ici.

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Certains trouveront que ceci n'est que chipotage, et ils auront peut-être raison, mais la perte d'ambiance est déjà amorcée par ces graphismes trop proprets, couplée à une édulcoration de l'aspect gore. D'autant plus surprenant pour une licence qui a grandement contribué à incorporer l'horreur dans le jeu vidéo. Par contre, on tombera certainement d'accord à propos de ces passages en souterrains comme les mines, les égouts et même le décor de lave dans le tout dernier niveau qui laissent un surprenant goût d'inachevé, de bâclage. Il leur manque clairement une âme.

Le pied dans la grotte

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Mais brutalement, alors que le soft nous a fait enchaîner les séquences de tuerie sans relâche jusque là, l'arrivée dans les marais du quatrième chapitre mise sur l'exploration et la recherche d'objets, renouant en quelque sorte avec les origines de la série. Juste avant ça, on aura fait un court passage au fond de grottes ténébreuses qui semble plus axé sur l'ambiance, et on traversera également une cité en ruines, un lieu de culte ancestral où on devra résoudre quelques "énigmes solaires".

Surprenant pour un soft se vendant comme une référence de l'action frénétique, mais rassurant pour les fans en mal d'aventure. Cela dit, ça pose un problème d'équilibre et de rythme. Car si les amateurs de carnage se seront régalés jusqu'ici, ces niveaux risquent fort de les ennuyer un peu.

A l'inverse, les férus de recherche seront plus satisfait dans ces portions qui leur sont déjà plus destinées. Les anciens épisodes mélangeaient tout ça tout au long de l'aventure, rendant l'ensemble plus cohérent et homogène. Néanmoins, ne crachons pas sur l'effort fourni par les développeurs pour incorporer ces éléments d'aventure, vraiment appréciables.

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Une roquette dans les dents

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Boum! Les choses se gâtent dès le cinquième chapitre, où l'on devra faire face à des mercenaires très lourdement armés, et capables de prouesses physiques, comme la possibilité d'effectuer des roulades, chose qui nous est tout simplement interdite.

Les carences du gameplay sont pointées du doigt de façon flagrante, ce coup-ci. Cette dernière portion de jeu n'est que frustrations et démêlées rébarbatives. Le jeu se termine sur cette note amère et le moment est venu de dresser...

... le cahier des charges

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Si le déroulement de cet article suit celui d'une première partie de Resident Evil 5, ce n'est pas un hasard. Le but est de restituer au mieux les sentiments contradictoires qui peuvent venir en jouant à ce volet HD. Ça va donc de l'enthousiasme à l'amertume, engendrée par tout un tas de choses, à commencer par le scénario.

S'il fait illusion dans un premier temps où l'on est heureux de le voir se recentrer sur les personnages de la saga (contrairement au script de RE4 totalement hors sujet), on ne peut que déplorer en bout de course ce qui ressemble à une compilation des clichés hollywoodiens. On le sent pourtant dès le début, mais RE5 bouclant un cycle primordial dans la saga, on attendait une conclusion à la hauteur de la légende, ce qui n'est pas le cas!

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Les personnages eux-mêmes sont plus que jamais des poncifs sur deux pattes : Chris le musculeux plein d'états d'âme, Jill totalement insignifiante, Spencer totalement survolé également, et enfin un Wesker décrédibilisé, qui torpille son charisme à coups d'acrobaties à la Matrix, sombrant dans le ridicule. Les fans du personnages crient souvent au scandale à ce propos.

On pourra quand même noter un retour aux sources avec les documents du jeu, certains faisant penser aux premiers de la saga. Les dossiers que l'on débloque au fur et à mesure de l'aventure sont aussi bien profitables. Mais on attendait aussi quelques bonus qui honorent cette soit-disant fin de cycle, comme un Separate Ways (voir test RE4) où l'on incarnerait Jill. Mais non. Rien à signaler, si ce n'est un mode mercenaries plutôt corsé et un mode versus plutôt payant.

Il opère même une régression par rapport à RE4, où il n'est plus possible de consommer un soin à terre sans l'importer dans son inventaire, et où les trésors ne sont plus combinables : on trouve, on revend point barre. D'ailleurs, l'achat, la vente et l'upgrade des armes et des soins se fait désormais à chaque début de partie, par l'intermédiaire d'un menu, nous amenant à regretter le marchand de l'opus précédent qui apportait un petit supplément d'humanité.

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Ici, le côté gore ayant été édulcoré comme dit plus haut, les game over sont pudiques, même si les giclés de sang sont bien plus nombreuses dans cet épisode. Il convient également d'évoquer les insuffisances de la bande sonore, au grand dam des connaisseurs, même si on saura apprécier les morceaux en version orchestrale et quelques thèmes qui pourront rappeler le vieux temps. Mais ici, peu de thèmes restent en mémoire une fois le jeu bouclé (seuls Sad But True ou Majini IX In Flames se remarquent dès le premier passage), les musiques ne servant principalement qu'à soutenir les montées d'adrénaline.

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Car en dehors de ça, l'absence totale de nappes atmosphériques pour souligner les moments d'exploration est à déplorer, comme dans les mines, les marais et la cité en ruine. Dans ces niveaux, l'ambiance sonore est plate, avec le minimum niveau bruitages, ce qui constitue un frein considérable à l'immersion. Lourde erreur, car si on s'amuse à rebrancher RE4 derrière, on notera distinctement la différence. Le vent qui siffle entre les falaises par-çi, des corbeaux qui croassent par là, des thèmes lugubres parsemés tout le long du jeu... S'il était déjà beaucoup porté sur l'action, RE4 savait instaurer un climat oppressant et se révèle même, en comparaison, un monument d'ambiance!..

Quoi ma gueule?

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Si Resident Evil 4, tout en se cherchant, était parvenu à imposer de nouveaux standards au jeu d'action, et a inspiré directement Dead Space et autres Gears Of War, RE5 applique consciencieusement les idées de RE4, Dead Space et Gears Of War sans jamais vraiment en atteindre les intensités respectives.

Les premiers chapitres sont certes de vastes défouloirs qui font plaisir, mais dans les derniers niveaux on ressent de la déception. La conclusion se tire alors d'elle-même,le gameplay pataud n'étant plus trop adapté au style super nerveux qu'a adopté la saga. Le fait de ne pas pouvoir tirer en marchant et la rigidité générale a été justifiée comme source de stress par le producteur Jun Takeuchi? On a plus de sensations et de tensions sur un Gears Of War où on peut faire des roulades et tirer en marchant. Argument donc peu recevable, dans le cas de RE5 du moins.

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Un cycle de la saga se conclut ici de façon légèrement décevante, avec un produit formaté mais bancal, déséquilibré, ressemblant à une grosse production hollywoodienne, dont il reprend les grosses ficelles et le goût pour le spectacle, mais aussi hélas le côté pop-corn, qu'on oublie après le repas. On y prendra parfois beaucoup de plaisir, mais on est très loin de l'expérience immersive qu'on était en droit d'attendre.

Alors si on reprend la question du début, on dira pour rester positifs que le départ de Mikami se ressent fortement dans Resident Evil 5, mais on peut le prendre comme un bon devoir d'écolier, une oeuvre de jeunesse, où tout espoir est permis par la suite. Le prochain épisode a été annoncé par Capcom et devrait dores et déjà s'ancrer sur de nouvelles bases pour mieux rebondir. Du moins, on l'espère. Il faudra néanmoins s'armer de patience car un développement est prévu sur un maximum de.. 8 ans! Ils ont intérêt à ne pas se planter, ce coup-ci. Donc oui, tous les espoirs sont permis.

Nous nous trouvons quand même devant un épisode scénaristiquement plus complet que le précédent, et qui, malgré ses défauts, reste un très bon soft.


Resident Evil 5 (2009)

Verdict : 7/10

Les + :

- le premier épisode en HD
- les mêlées au milieu de la foule hostile
- les uppercuts et les directs de Chris
- Quelques environnements africains
- les premiers niveaux, jouissifs

Les - :

- on s'éloigne encore plus des origines de la saga
- absence de thèmes d'ambiance
- un gameplay peu adapté aux situations les plus tendues
- derniers niveaux vraiment pénibles
- pas toujours inspiré
- le partenariat imposé même en mode solo
- scénario cliché
- Chris, méconnaissable
- une fin banale
- rythme bancal
- Wesker ridicule
- gestion de l'inventaire délicate
Test rédigé par Manoir


MOURANT

Si votre jauge de vie se vide complètement en raison des blessures subies, votre statut devient

Mourant.

Si votre partenaire est Mourant, vous pouvez vous en approcher et lui porter secours en appuyant sur O.

Si vous êtes Mourant, vous ne pouvez pas vous soignez vous-même. La partie se termine si votre partenaire ne vous porte pas secours avant la fin du temps imparti, ou si votre partenaire et vous-même êtes Mourants au même moment.

TYPES DE COMMANDES

Les quatre types de contrôles peuvent être choisis dans

CONFIGURATION MANETTE du menu OPTIONS.

[Type A]

Utilisez L pour vous déplacer et tourner.

Utilisez R1 + □ pour tirer.

[Type B]

Utilisez L pour vous déplacer et tourner.

Utilisez R1 + L1 pour tirer.

[Type C]

Utilisez L pour vous déplacer latéralement et R pour tourner.

Utilisez R1 + □ pour tirer.

[Type D]

Utilisez L pour vous déplacer latéralement et R pour tourner.

Utilisez L1 + R1 pour tirer.

Message 1

(L'écriture est difficile à déchiffrer...)

Tous les étrangers recevront la lame du châtiment !

Ils seront bénis d'une mort sacrée !

Nous les libèrerons des chaînes de leur ignominie !

EMBLÈMES DU BSAA

Des emblèmes du BSAA sont dissimulés dans chaque niveau.

Détruisez un maximum d'emblèmes du BSAA pour accéder à des objets supplémentaires dans Bonus.

INVENTAIRE

Lorsque l'inventaire est ouvert, appuyez sur R2 pour consulter mes objets de votre partenaire.

Pour demander un objet à votre partenaire, sélectionnez-le puis appuyer sur X.

Sélectionnez Donnez sur l'un de vos objets pour le transférer à votre partenaire.

Appuyez sur □ pour saisir un objet et le déplacer dans votre inventaire.

Placer les objets en haut, en bas, à gauche ou à droite vous permettra de rapidement vous équiper de ces objets avec +, sans avoir à ouvrir votre inventaire.

INSTRUCTIONS PARTENAIRE

Appuyez sur O pour appeler votre partenaire. En maintenant O, appuyez sur haut ou bas avec + pour faire votre choix dans la liste des commandes.

Attaque :

 Votre partenaire assure un rôle offensif.

Soutien :

 Votre partenaire assure un rôle de soutien.

Plagas de type 2

Comme l'indiquent les documents précédents traitant du même sujet, les Plagas originelles furent découverts dans une région reculée d'Europe. Après un délai d'incubation dans l'hôte, le parasite prend le contrôle du système nerveux central du sujet, asservissant celui-ci à un autre individu.

Cette caractéristique des Plagas permettait à leur utilisateur de créer des subordonnés serviles obéissant sans condition. L'intérêt commercial du parasite fut vite trouvé et les Plagas attirèrent l'attention de nombreux clients potentiels.

Toutefois, la valeur commerciale des Plagas était réduite en raison du délai entre la contamination initiale et l'asservissement de l'hôte.

Le temps séparant l'introduction de l'œuf dans l'hôte et l'achèvement de sa maturation (qui se manifeste par la prise de contrôle de la personne contaminée) fut jugé comme un défaut majeur.

Le délai de maturation des Plagas est relativement court, mais les prospects souhaitaient des résultats encore plus rapides.

Des recherches furent donc entreprises pour améliorer les Plagas. Elles aboutirent vite à la création des Plagas de type 2.

Contrairement à la version précédente, la Plaga de type 2 est introduite une fois arrivée à maturité, ce qui permet une prise de contrôle quasi immédiate de l'hôte.

Le parasite de type 2 pénètre par voie orale. Plus précisément, il est introduit de force dans la bouche de l'hôte. Cette méthode, bien que brutale, s'avère la plus efficace.

Suite à l’introduction orale, le parasite de type 2 déchire l’œsophage de l’hôte et s’infiltre dans le bulbe rachidien, puis dans le cerveau et enfin dans la moelle épinière. Une fois le système nerveux central envahi, l’hôte peut être contrôlé.

Des tests en laboratoire ont révélé que le parasite de type 2 permettait un contrôle de l’hôte dans les dix secondes suivant son introduction.

Hormis leur délai d’incubation réduit, la Plaga de type 2 est en tout point similaire au parasite d’origine, ce qui en fait un produit à haute valeur commerciale.

Reste à présent à rassembler des données de terrain dans le territoire autonome de Kijuju.

Les trois expériences suivantes permettront d’évaluer l’efficacité des Plagas de type 2 :

1. Contamination

Administrer des échantillons du parasite de type 2 à 10 individus, puis relever la vitesse de propagation. Les 10 sujets du test doivent recevoir assez d’échantillons pour que les résultats soient probants.

2. Contrôle

Observer comment le comportement primitif des hôtes provoqué par les Plagas peut-être canalisé. Cet aspect sera étudié dans le cadre de l’opération d’élimination des agents BSAA déployés dans la zone.

3. Combat

Rassembler des données sur les hôtes des Plagas de type 2 affrontant les agents du BSAA déployés sur la zone.

Cette expérience constituera la dernière phase d’évaluation des Plagas de type 2.

Message 2

(On dirait un message…)

Las Plagas à Mutation possible dans le corps.

Probabilité faible mais preuve irréfutable

Argument de vente possible ?

Faible si soumis à la lumière vive.

Résoudre problème immédiatement !

Rapport d’activités

D’après les preuves recueillies, la plupart des membres de l’équipe Delta ont été éliminés entre le moment où ils ont demandé du renfort et notre arrivée sur les lieux.

Une de leurs balises continuait d’émettre. Nous en avons donc suivi le signal afin de retrouver les éventuels survivants.

En chemin, la balise a cessé d’émettre. D’après le dernier signal transmis, la balise devrait se trouver à une courte distance devant nous.

Une porte scellée bloque le passage. La progression risque de s’avérer difficile.

Fin du rapport.

COMBAT CORPS À CORPS

Tirer sur les membres d’un ennemi peut créer une ouverture qui permettra de le combattre au corps à corps.

Les attaques de mêlée vous permettront d’économiser vos munitions et d’infliger des blessures graves.

La partie du corps sur laquelle vous tirez (bras, tête, jambe, etc.) détermine la technique que vous pouvez exécuter.

Commencez par un crochet (ou un coup de pied retourné avec Sheva), puis enchaînez d’autres attaques. Vous pouvez alternez les attaques et en exécuter jusqu’à trois à la suite.

Journal d’un jeune villageois

5 avril

Un homme qui s’est présenté comme le contremaître de l’usine pétrolifère nous a rendu visite aujourd’hui. Il affirme vouloir vacciner tous les riverains du champ de pétrole contre une certaine maladie.

Lorsque mes parents étaient jeunes, son entreprise a escroqué les habitants pour leur voler leurs terres. Ses dirigeants doivent s’en vouloir puisqu’ils proposent souvent leur aide au village à présent.

Lorsque la traversée du marais nous était impossible, ils ont installé une corde et une nacelle pour nous.

Parfois, ils nous ont même offert de l’alcool provenant d’autres pays. Cette vaccination doit faire partie des initiatives entreprises pour se faire pardonner.

Tout le village est content de se faire vacciner, mais je ne suis pas intéressé. Je ne sais pas exactement pourquoi je ne veux pas. Je n’aime pas le contremaître de l’usine, c’est tout.

8 avril

Tout le monde s’est rendu au champ pétrolier pour se faire vacciner. Le village n’a jamais été aussi calme. Je vais aller me faire une petite sieste.

9 avril

J’ai trop dormi pendant la journée. Je n’avais donc pas sommeil le soir venu. De plus, le village était agité. Les adultes s’étaient réunis pour parler sérieusement. Tous les enfants souffraient d’une grave fièvre.

Leurs mères ont puisé de l’eau pour faire baisser la température de leur corps, en vain. Le matin suivant, ils étaient tous morts.

Le chef du village est alors allé au champ pétrolier pour savoir si le vaccin avait causé la mort des enfants.

À son retour, il a dit que les enfants étaient morts parce qu’ils avaient déjà contracté la maladie. Il a aussi dit qu’absolument tout le monde devait se faire vacciner. Je ne voulais pas, mais le village entier était inquiet. On m’a donc forcé à y aller.

10 avril

Certains villageois se battent. Tous les hommes sont en colère. Peut-être que c’est dû à la mort des enfants, mais je pense que c’est autre chose.

Les femmes restent assises sans bouger. Est-ce la maladie qui se propage ?

11 avril

Impossible de rester en place aujourd’hui. C’était comme si quelque chose bougeait dans mon corps.

Dehors, j’ai vu un homme étrange : il était nu et portait une arme. Son corps était recouvert de peintures de guerre. Pourtant, ça n’est pas jour de fête.

Je me suis approché pour lui parler. Lorsqu’il s’est retourné, j’ai vu son visage…

On aurait dit un monstre !

Qu’arrive-t-il aux habitants de mon village ?

12 avril

Des cris incessants retentissent depuis hier. Les hommes se sont parés comme nos ancêtres et se battent entre eux. La plupart des femmes sont mortes.

13 avril

Mal à la tête. Fièvre… Je suis en colère.

Un homme devant la fenêtre. Gigantesque.

Une hallucination, sans doute.

14 avril

Me sent bien…

Des cris… Arrête…

C’est drôle…

Je veux… tuer…

Test grandeur nature des Plagas de type 3

Une semaine s’est écoulée depuis les premiers tests des Plagas de type 3.

La conception du type 3 a pour objectif d’améliorer les caractéristiques physiques par rapport aux versions précédentes.

Les parasites d’origine comprenaient une Plaga de contrôle qui augmentait les capacités physiques de l’hôte.

La Plaga de contrôle était plus rare. En outre, elle provoquait d’importants changements corporels chez l’hôte. C’est pourquoi son utilisation était plus limitée.

D’un point de vue commercial, ces caractéristiques n’étaient pas acceptables. L’objectif était de créer des super-soldats, sans effets secondaires, et ainsi séduire la clientèle.

D’autres équipes travaillent actuellement à la mise au point de produits similaires aux Plagas et destinés à être commercialisés. Etant donnée la préférence des Plagas pour les hôtes humains, il semble intéressant de poursuivre leur développement. D’autres produits pourraient servir à la création de soldats performants, mais s’ils ne sont pas complètement assujettis, leur efficacité restera limitée.

L’injection d’un gène de Plaga de contrôle dans une Plaga subordonnée (Plaga d’origine) a permis la création d’un nouveau parasite : la Plaga de type 3.

Si une version commercialement viable de la Plaga de type 3 était développée, elle inonderait le marché des armes biologiques.

À ce jour, il reste encore des mises au point à effectuer. Un récent test sur le terrain a révélé un certain nombre de problèmes. Le principal inconvénient des Plagas de type 3 réside dans leur taux d’adhérence inégal. S’élevant à près de 92% chez les sujets adultes et adolescents mâles (taux inchangé par rapport aux Plagas d’origine), il est nul chez les femmes et les enfants.

De tels résultats font des Plagas de type 3 un produit non commercialisable en l’état.

Par ailleurs, le parasite provoque des mutations superficielles mortelles, dues selon toute vraisemblance à l’influence génétique de la Plaga de contrôle.

Le test n’a néanmoins pas été un échec complet.

L’objectif des recherches était d’améliorer considérablement les caractéristiques physiques. En un sens, il est atteint, au vu des sauts puissants dont sont à présent capables les hôtes.

Un phénomène imprévu s’est également produit : la taille des hôtes a considérablement augmenté, certains atteignant près de 3 mètres. La présence de la Plaga de contrôle en est sans doute la cause.

Néanmoins, le phénomène reste dans des proportions acceptables.

Tous les objectifs n’ont pas été remplis lors de ce test grandeur nature. Néanmoins, il ne s’agit pas d’un échec complet. Les informations recueillies lors des tests en cours pourront être exploitées afin de corriger certains paramètres et améliorer le produit.

Journaux divers

(Tablette à laquelle sont fixés des documents anciens et d’autres plus récents.)

Journal du Chef de chantier

On a enfin viré les Ndipaya qui squattaient dans les ruines. J’ai entendu dire que l’objectif était juste d’accéder à ce parterre de fleurs, mais c’est bien le cadet de mes soucis pour l’instant. Ce chantier s’annonce extrêmement difficile. C’est presque impossible de construire quoi que ce soit dans ces ruines. Pour commencer, on a dû détourner des cours d’eau souterrains.

Du coup, le parterre de fleurs n’est plus irrigué et les plantes sont en train de mourir.

Cerise sur le gâteau, le directeur des recherches, Brandon, ne me lâche pas. Il dit vouloir que les installations soient au moins trois fois plus grandes que ce qui était prévu.

Après avoir obtenu le feu vert, le chef de chantier qui me précédait, Peter, a été licencié. J’ignore pourquoi. Sa tête ne leur revenait pas, peut-être…

Si ces fleurs crèvent, je peux moi aussi dire adieu à mon job. Le pauvre Pete a dû en baver. Rien de pire que de bosser avec ces satanés scientifiques !

J’espère qu’on trouvera vite une nouvelle source. D’après nos rapports d’étude, il y aurait de l’eau à plus ou moins 500 mètres sous la surface. C’est profond. On devra sans doute utiliser le nouveau système de pompes Fabiano. J’espère que ça marchera. J’ai un mauvais pressentiment. Je sens que quelque chose va foirer.

Le problème, c’est que je n’ai aucune idée de la date de livraison de ces nouvelles pompes. Même dans le meilleur des cas, il n’y a aucune chance pour qu’on les reçoive avant la fin de l’année. Je crois bien qu’il va falloir employer la bonne vieille huile de coude pour arroser ces fleurs avant qu’elles meurent.

On dirait que je vais devoir passer le dernier Noël des années 60 au fin fond d’une grotte humide à jouer les jardiniers pour ces saletés de fleurs…

Quelle vie de chien !

(le document suivant est plus récent.)

Journal de l’administrateur

Les pompes irriguent correctement les fleurs Progenitor, mais leur maintenance est lourde.

Umbrella a installé ces pompes il y a plus de 30 ans. On se demande comment elles peuvent encore marcher. Le réservoir qui filtre l’eau est presque hors d’état. Il faut remplace ces pompes dans les plus brefs délais.

Par chance, je suis tombé sur le journal du chef de chantier d’Umbrella.

Il écrit que les pompes sont fabriquées pas une entreprise du nom de Fabiano.

Il me semble que la division de développement des ressources naturelles utilise du matériel de marque Fabiano.

J’en parlerai à M.Irving, le contremaître de l’usine pétrolière. Il pourra peut-être nous fournir de nouvelles pompes.

Extrait du journal de Brandon, Directeur des recherches - N°1

1966

4 décembre

Je me souviens avoir entendu M.Spencer parler d’une fleur appelée Escalier du soleil. D’après lui, celui qui en ingère obtiendrait des aptitudes incroyables. Personne ne croyait vraiment ce que M.Spencer avançait. Par la suite, des recherches plus poussées lui donnèrent raison.

Le premier à établir la véracité de cette rumeur fut mon professeur, le docteur James Marcus. Il émit l’hypothèse qu’un virus inconnu pouvait modifier l’ADN de la personne contaminée.

Quelle perspicacité !

Sa théorie est à présent démontrée.

Le virus présent dans la fleur fut nommé Progenitor.

Trois mois durant, nous avons travaillé dur en Afrique. Nous avons fait le maximum pour obtenir des résultats, tout en repoussant les assauts Ndipaya.

Nos efforts sont enfin récompensés.

Même le Dr Marcus, qui avait l’air épuisé hier encore, est aux anges. Il veut rentrer chez lui et reprendre ses travaux au plus vite pour approfondir ses connaissances.

Je suis dans le même état d’esprit. Je veux tout connaître du virus Progenitor.

1967

12 février

Nous sommes dans l’impasse. Nous avons rapporté la fleur Progenitor d’Afrique pour la cultiver ici. Malheureusement, les premiers échantillons récoltés ne montrent aucune propriété altératrice d’ADN.

Nous avons lancé la culture afin de produire le virus Progenitor en grande quantité.

Au début, tout se passait bien. Les plantes étaient en bonne santé et poussaient rapidement. En peu de temps, elles ont fleuri.

Nous sommes à présent confrontés à un problème majeur. Les fleurs ne contiennent pas le virus Progenitor !

L’environnement dans lequel elles poussent déclenche peut-être le développement du virus. Nous devons en avoir le cœur net.

23 mars

La situation ne s’est pas améliorée. Nous avons essayé de cultiver la fleur dans des conditions différentes, sans succès. Le virus reste absent. La modification des paramètres (terre, eau, température, lumière) ne donne aucun résultat.

Je me suis disputé avec le Dr Marcus à propos de la direction que prenaient les recherches.

Pendant la conversation, M.Spencer a évoqué la création d’une entreprise. C’est absurde !

Tant que nous ne disposons pas du virus Progenitor, créer une entreprise ne rime à rien. Ne comprend-il pas ? C’est inutile !

Extrait du journal de Brandon, Directeur des recherches - N°2

1968

15 avril

Il s’est passé un an depuis les dernières découvertes, le Dr Marcus et moi-même avons décidé de retourner en Afrique. Les recherches ne pourront pas avancer si nous ne disposons pas du virus Progenitor. Même si la crise de nerfs me guette à l’idée des attaques Ndipaya, je compte bien persévérer au nom de la science.

Avant que je ne baisse les bras, M.Spencer nous a suggéré une solution.

Si les Ndipaya vous dérangent, il suffit de les éliminer de l’équation.

Je me demande quelle tête nous avons faite lorsqu’il nous a dit cela.

L’idée ne nous avait jamais effleuré l’esprit. Il s’agit d’une solution peu orthodoxe, mais elle constitue la seule envisageable.

Le Dr Marcus et moi avons décidé de l’adopter.

19 août

Enfin de bonne nouvelles ! Nous avons appris que les Ndipaya ont été boutés hors de leurs terres. Nous avons mis la main que sur la moitié des ruines souterraines, mais notre territoire comprend la zone où pousse la fleur Progenitor. Nous ne devrions donc plus rencontrer aucun problème.

M.Spencer projette de construire un centre de recherches sur le site. Les travaux sur le virus devraient ainsi avancer plus rapidement.

Nous avons vite préparé notre départ pour l’Afrique, mais M.Spencer a demandé que le Dr Marcus reste à Raccoon City afin de prendre la direction du centre de formation.

Sa requête nous a d’abord surpris, mais nous nous sommes vite rendu compte qu’elle était logique. Le Dr Marcus a besoin de travailler au calme. En Afrique, il ne disposerait pas des installations dont il a besoin en ce moment. J’espère simplement que le centre de recherches africain sera vite opérationnel.

J’irai donc seul en Afrique et j’enverrai au Dr Marcus des échantillons du virus Progenitor.

Le Dr Marcus et M.Spencer pensent tous deux qu’il s’agit de la meilleure solution.

Je dois faire mes valises. Je sens que demain sera une longue journée.

29 septembre

Deux semaines se sont écoulées depuis mon arrivée en Afrique. Heureusement que le Dr Marcus n’est pas ici. Nous sommes loin du paradis pour scientifiques !

Nos installations tiennent plus du camping que d’un centre de recherches. De plus, nous avons dû engager des hommes armés pour nous protéger des Ndipaya.

Le pire, c’est que je dois supporter le vacarme des engins de construction sur le chantier du véritable centre de recherches.

J’ai du mal à me concentrer sur mes travaux dans un tel brouhaha. Je vais devenir fou ! J’essaie d’extraire des échantillons de virus de la fleur Progenitor afin de les expédier au Dr Marcus. Si je parviens à me concentrer sur ma mission, je devrais réussir à garder mon calme.

1969

15 juin

Les travaux sont enfin terminés ! Nous allons pouvoir quitter nos tentes ridicules et aménager dans un centre de recherches africain d’Umbrella digne du nom. Toutefois, au cours des neuf derniers mois, j’ai constaté que les locaux étaient trop exigus. Il nous faudra les agrandir pour disposer d’un espace adapté à nos recherches.

Nous pourrons ensuite embaucher d’autres chercheurs expérimentés.

Ce centre est indispensable à l’avancement des recherches sur le virus Progenitor. Les résultats de nos travaux seront extrêmement utiles au Dr Marcus.

Pour une fois, ce vieux radin de Spencer est d’accord avec moi !

Journal de Brandon, directeur du centre de recherches

1998

16 novembre

Nous avons fermé le centre de recherches.

Etonnamment, je m’en moque.

La tournure des évènements m’indiffère.

Je ne suis pas plus touché que lorsque j’ai appris que le centre de l’Arklay et Raccoon City avaient été détruits. Depuis quand suis-je devenu si apathique ?

Pendant tant d’années, je me suis consacré à l’extraction et l’analyse du virus Progenitor. J’ai dédié tous mes efforts aux travaux du Dr Marcus.

En y repensant, ma démotivation remonte probablement au jour où j’ai appris sa mort, il y a déjà tant d’années.

Je n’ai ressenti ni colère, ni joie, ni tristesse. Rien du tout. C’est comme si mes émotions s’étaient évanouies. J’ai simplement continué à expédier des échantillons du virus Progenitor aux labos d’Umbrella. Chaque fois qu’un de mes subordonnés faisait une découverte, je transférais l’information à la direction d’Umbrella, à la manière d’un automate.

Pendant toutes ces d’années, je me suis comporté en zombie, sans opinion ni émotion.

À présent, le centre de recherches dans lequel j’ai passé la moitié de ma vie a cessé toute activité.

Et je m’en contrefiche.

C’est sans doute mieux ainsi. Il est peut-être trop tard pour reprendre une vie normale.

Télégramme de James Marcus

Développement du virus T réussi

13 janvier 1978

J Marcus

Facture

Centre de formation d’Umbrella

Dr James Marcus

Cinq caisses d’échantillons PROGENITOR

                    15 décembre 1977

                    Directeur du centre

                    de recherches africain

                    Brandon Bailey

Journal de Miguel, chercheur chez Tricell - N°1

19 février

Lorsque j’ai appris qu’il s’agissait du labo africain utilisé par Umbrella, j’étais ravi. À mon arrivée, je me suis aperçu que le centre n’avait de laboratoire que le nom. Je me demande comment Umbrella a pu un jour s’en servir. Dieu seul sait ce que Tricell espère y accomplir.

Le centre est abandonné depuis longtemps. Plus rien n’est exploitable. Il ne reste pas une seule éprouvette dont nous pourrions nous servir !

J’aurais dû m’en douter.

Quoi qu’il en soit, nous devons à présent nous concentrer sur le virus Progenitor.

Si ce virus n’était pas indispensable à nos recherches, nous n’aurions pas eu à nous installer dans ce centre en ruines d’Umbrella. Nous possédions déjà des échantillons des virus T, G et T-Veronica, et même du parasite Las Plagas.

Un seul élément nous manquait.

Nous avions besoin de ce satané virus Progenitor.

Nous avons enfin mis la main dessus. Avec un peu de chance, il nous permettra d’avancer à pas de géant dans nos recherches. J’ai hâte de m’y mettre.

7 mars

Chapeau à celui qui a eu l’idée de baptiser cette créature ainsi ! Licker lui va en effet comme un gant, vu la longueur de sa langue.

Cela dit, pour des chercheurs comme moi, les armes biologiques telles que les Lickers sont frustrantes. Je m’avancerais sans doute un peu trop en affirmant que les Lickers sont parfaits. Mais sur le plan de l’évolution, nous sommes dans un cul-de-sac avec eux. Nous ne pouvons plus rien améliorer.

Les créatures créées à l’aide du virus T n’ont pas fait preuve de performances nettement supérieures après administration du virus Progenitor.

Certaines aptitudes ont néanmoins été légèrement améliorées. Leur odorat, par exemple, semble plus développé.

Il s’agit à peu près du seul résultat concret obtenu jusqu’à présent.

Les Lickers sont toujours myopes comme des taupes et laids comme des poux. Le plus grand progrès reste sans doute leur capacité à se reproduire.

Je déteste les échecs. Cela dit, la demande de Lickers reste forte sur le marché des armes biologiques, alors il ne faut pas noircir le tableau.

E-mail à une connaissance

Salut,

Désolé de te prendre au dépourvu, mais je vais bientôt avoir quelques jours de congé.

Le nouveau projet (tu sais bien que je ne peux pas t’en dire plus) est pratiquement terminé. Du coup, ils nous donnent quelques jours pour compenser les heures sup’.

Tout le personnel quitte les lieux demain. On va enfin pouvoir partir de ce fichu pays.

Je rentre directement en Arizona. J’ai hâte de revoir tout le monde.

Rien ne pourra me faire plus de bien que de m’éloigner de Miguel le tout-puissant. Il se prend pour un génie.

Miguel est assis à côté de moi au boulot. Je dois cependant admettre que c’est un chercheur de talent.

Il a de bonnes idées et il pense toujours aux plus petits détails. Mais chaque fois qu’il l’ouvre, c’est pour déblatérer tout le bien qu’il pense de sa petite personne. Tu n’imagines pas la torture que c’est au quotidien. Si on bossait sur la formule d’un super somnifère, il serait mon premier cobaye !

Enfin bref, oublie tout ça.

L’important, c’est que je serai à la maison dans quelques jours. Je t’appelle dès que j’arrive. On ira s’en vider quelques-unes ensemble. Il faut que j’en profite au maximum.

À bientôt,

Ryan

Information sur le sujet de test

Sujet de test

Femelle de race blanche

Couleur des yeux : bleu

Le sujet a été gardé en stase artificielle pendant une période prolongée. Toutes ses fonctions vitales (notamment rythme cardiaque et respiratoire, pression sanguine et température) sont normales.

Une anomalie pigmentaire a été observée.

Ses effets sont limités aux follicules capillaires.

Un léger blanchissement cutané (étiolement) a par ailleurs été observé.

À propos de l’organisme mutant découvert dans le centre

6 mai

Un incendie s’est produit durant le test de chargement du virus Uroboros dans le missile. Une quarantaine temporaire de niveau 4 (BL-4) est nécessaire dans toutes les zones adjacentes.

11 mai

Cinquième jour de quarantaine. Des mutations étranges et rapides se sont apparemment manifestées sur un certain animal. Des témoins oculaires prétendent que la créature est dotée d’un épiderme extrêmement dur.

Aucun kyste viral en rapport avec Uroboros n’a toutefois été remarqué.

Je suppose que nous avons affaire à quelque chose qui a été influencé par le virus Uroboros.

Demain, je réunirai une équipe dans le but de prélever un spécimen.

12 mai

J’ai envoyé une équipe légèrement armée pour enquêter sur l’étrange créature mais les résultats se sont révélés catastrophiques. Une seconde équipe à dû être envoyée pour récupérer les corps démembrés de la première. Ils étaient couverts de marques semblables à des blessures de lance.

Un résidu de substance chimique a été trouvé dans les yeux de certains cadavres. Il est impossible de savoir à quel type d’organisme mutant nous avons affaire. D’après l’enquête initiale, nous sommes peut-être confrontés à un nouveau type d’arme biologique.

Je l’ai pour l’instant baptisée Reaper, d’après sont mode d’attaque. Plus de données devront être rassemblées avant qu’une analyse complète puisse être soumise.

Mode d’emploi du virus Uroboros

Attention !

Ce mode d’emploi contient des informations importantes concernant la manipulation et l’utilisation du virus Uroboros.

Le non respect des conditions d’utilisation décrites dans le présent mode d’emploi peut entraîner la mort de l’utilisateur.

Les sujets soumis au virus sont susceptibles d’être dissolus. Il convient par conséquent de les sélectionner avec soin.

Veuillez suivre les instructions figurant dans le présent mode d’emploi.

Le dosage du virus est proportionnel à la masse du sujet. Veuillez vous reporter au tableau suivant :

60 kg ou plus...............................1 flacon

40 - 60 kg..................................2/3 flacon

20 - 40 kg..................................1/2 flacon

20 kg ou moins..............................1/3 flacon

Après l’injection du virus, l’hôte peut présenter les symptômes suivants :

Sueurs, respiration difficile, délires et/ou confusion.

Après son administration, le virus reconnait l’ADN de l’hôte et s‘y adapte, suite à quoi il entre en phase latente.

S‘il ne parvient pas à s‘adapter à l‘ADN de l‘hôte, il commence à assimiler les matières organiques situées dans son environnement immédiat, afin d’alimenter sa croissance.

Les abords immédiats d’un hôte auquel le virus ne s’est pas adopté sont extrêmement hasardeux. Il est fortement recommandé aux chercheurs de s’éloigner du sujet, voire de l’incinérer pour empêcher toute propagation. Le virus transforme les cellules de l’hôte en excroissances noires semblables à des sangsues. Ensuite, il les expulse à travers la peau, dévorant intégralement le sujet.

La créature engendrée est dotée d’une intelligence primitive. Elle recherche constamment à absorber de la matière organique afin d’alimenter sa croissance. Individuellement, les excroissances ne représentent pas une menace. À plusieurs, en revanche, elles constituent un grave danger pour les autres organismes vivants qu’elles tenteront d’absorber. Une grande prudence doit être observée lors de la manipulation.

Quand l’adaptation du virus à l’ADN de l’hôte se déroule correctement, la section responsable doit immédiatement être contactée.

Si l’ADN du sujet est rejeté ou l’élimination du corps problématique, veuillez contacter la section dont les coordonnées figurent en pièce jointe. Elle vous indiquera la procédure à suivre en fonction de votre situation.

Rapport sur les mesures de prévention contre les fuites d’informations

Le rapport suivant présente en détail le déroulement des opérations que vous avez ordonnées.

08h53

L’ensemble du personnel de recherches monte dans un bus.

08h57

Départ du centre de recherches en direction de l’aéroport.

09h22

Gaz soporifique diffusé.

Les cibles à éliminer tombent dans le coma.

09h25

Arrêt du bus. Les cibles sont extraites du bus pour être éliminées.

09h44

Fin de l’élimination des cibles.

11h03

Après leur ramassage, les dépouilles sont rapportées au centre de recherches.

11h35

Les dépouilles et les effets personnels des cibles sont incinérés dans le fourneau souterrain.

13h10

Fin de l’incinération des dépouilles et des effets personnels. Tous les ordres ont été exécutés.

Fin du rapport.

Journal de Miguel, chercheur chez Tricell - N°2

8 mai

Notre objectif actuel est de mettre au point un virus aux caractéristiques supérieurs à celles des virus G et T-Veronica.

Nous devons éliminer toute mutation, dégénérescence mentale et instabilité provoqué par le virus.

Nous avons reçu pour directive de ne pas nous soucier des taux de rétention et de rejet, mais nous éprouverons tout de même des difficultés à résoudre ces trois problèmes.

Évidemment, ces ennuis sont réservés aux chercheurs ordinaires.

Je suis déjà sur le point de relever deux des défis. Le troisième s’avère plus problématique. Je vais devoir m’y prendre autrement.

Parfois, je suis surpris par ma propre intelligence ! Tricell a de la chance de me compter parmi son personnel.

Rapport sur le projet W - 28 août 1998

L’accident qui s’est produit au centre de recherches de l’Arklay, à Raccoon City, est bien dû à l’implication du sujet de test N°013 du projet W (désigné Albert ci-dessous). En raison du décès de celui-ci lors de l’accident, plus aucune info donnée ne pourra être obtenue. (La mort d’Albert à été confirmée par le service de renseignement.)

Le décès d’Albert a provoqué la chute du taux de réussite du projet W à 18%.

Le nombre de personnes qualifiées pour la conduite du projet est nettement réduit. Ce problème doit être résolu dans les plus brefs délais. Si la situation reste inchangée, l’avancement du projet sera compromis.

Etant donnée la pénurie de personnel qualifié pour remplacer les pertes récentes, il est recommandé de réexaminer le dossier des candidats initialement rejetés.

Suite à leur désignation, les nouveaux cadres auront pour objectif de rétablir le taux de réussite de 93% atteint avant la mort d’Albert.

Service des renseignements d’Umbrella,

Alex W.

Carnet de notes de Spencer

Je viens d’apprendre que Raccoon City a été rayée de la carte. Le gouvernement américain a finalement pris des mesures de représailles contre nous.

Il a utilisé contre ses propres citoyens les armes conçues pour les protéger des attaques extérieures. J’espère qu’il se rend compte de l’ironie de la situation.

Même si la menace que faisait peser la propagation du virus T était bien réelle, je doute fort que les américains pardonnent facilement la mort de plus de 100 000 de leurs compatriotes.

Si la vérité sur cette affaire s’ébruite, le gouvernement perdra le soutien de l’opinion publique. Ce n’est pas ce qu’il souhaite.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que le gouvernement usera de tous les moyens à sa disposition pour faire tomber Umbrella. Pour dissimuler ses propres erreurs, il imputera à Umbrella la destruction de Raccoon City.

Umbrella va partager le sort de Raccoon City.

Sans doute à moindre échelle, cela dit !

Umbrella n’était rien d’autre qu’un écran couvrant les recherches sur le virus Progenitor. Même sans lui, les travaux se poursuivront.

Seuls les employés situés en bas de l’échelle seront vraiment touchés par ce démantèlement.

Si les résultats des travaux sur le virus Progenitor sont tenus secrets, nous pourrons toujours les reprendre. C’est d’ailleurs ce qui est prévu.

L’existence du centre de recherches africain reste confidentielle. C’est là que le virus Progenitor est produit. Il nous aura fallu attendre la fin des années 80 pour y parvenir.

Seules quelques personnes connaissent l’existence du centre africain. Notre politique très stricte de gestion des informations à porté ses fruits.

Les employés mutés depuis les installations d’Afrique vers d’autres centres ont été très peu nombreux. En outre, ils ont toujours été sous étroite surveillance.

Bailley, le directeur du centre africain, n’en est pas sorti pendant près de 30 ans. Tout cela pour en arriver là.

Il ne nous reste plus qu’à fermer ce centre. Tout se déroulera comme prévu.

Une fois le centre fermé, tous ses liens avec Umbrella disparaîtront. Il faudra ensuite que je m’occupe de tous les cadres de niveau 10. Ils sont les seuls à connaître l’existence du centre africain. Les autres devront être éliminés.

Ainsi, mes secrets seront gardés. Celui qui enfouit un trésor ne doit pas laisser de carte derrière lui.

(Un document imprimé a été glissé dans le carnet.)

Employés ayant accès aux informations confidentielles de l’entreprise

Niveau 10

Oswell S. - Décédé

Henning P. - Incarcéré

Masaki T. - Décédé

Jenny K. - Non localisée

Carlos M. - Retrouvé => informations récupérées => éliminé

Niveau 9

Brandon B. - Décédé

Frank E. - Décédé

Isabella C. - Décédée

Greg A. - Décédé

Lee D. - Décédé

Michael K. - Décédé

Ethan W. - Décédé

Mode d’emploi du laser satellite Shango

Le laser du satellite Shango est commandé à l’aide d’un système de visée laser comparable à un lance-roquettes. Il communique les coordonnées de la cible au satellite, qui peut alors émettre un rayon laser ultra concentré. La précision des tirs est de l’ordre du centimètre.

Procédure du fonctionnement :

1. Diriger le système de visée laser vers la cible pour transférer les coordonnées au satellite.

2. Une fois la cible validée, les coordonnées sont relayées. Pendant leur transmission, le cercle de la cible s’affiche en rouge dans le dispositif de visualisation.

Remarque : si le capteur détecte que la cible n’est pas suivie par la lunette de visée, la transmission des coordonnées sera annulée.

3. L’apparition du message VERROUILLAGE dans le dispositif de visualisation signifie que la transmission est terminée. Il suffit alors d’appuyer sur la détente pour activer le laser.

4. Un délai de recharge du canon-laser doit être observé entre chaque tir.

Plan pour Uroboros

Le virus Uroboros aura un impacte direct et conséquent sur l’ADN humain. Ceux possédant un capital génétique inférieur n’y survivront pas. La majorité des personnes infectées en seront victimes. Les survivants seront limités à ceux doté d’un ADN supérieur.

Il n’y a pas de place dans le nouveau monde pour ceux qui n’en sont pas digne. Le soleil ne se lèvera que pour saluer les quelques élus.

Ce soir, moi et Uroboros révèlerons le meilleur de ce monde. Tout ce passe comme prévu.

Lorsque le bombardier atteindra la tropopause, les missiles contenant le virus Uroboros seront déployés.

Une fois libéré, le virus entrera la haute troposphère et sera emporté par les vents. C’est alors que l’humanité recevra son jugement dernier.

Un virus n’a pas de sentiment, c’est ce qui fait toute sa beauté. Il sélectionnera exclusivement des individus de choix à travers le globe. Ceux qui ne seront pas choisis deviendront des hôtes d’Uroboros, leur existence ne sera plus que consacrée à la recherche de nouveaux hôtes.

Rien ne peut plus arrêter la réaction en chaîne.

Six milliard de cris marqueront la fin de l’ignoble passé de l’humanité.
Resident Evil 5 OST

Resident Evil 5 Original Soundtrack (signalons qu'elle est disponible en France) propose près de 3CD pour un total de 86 titres, tout comme RE3.

Malheureusement ça ne fait pas forcément la qualité de l'écoute, et si cette bande originale reste de bonne facture, elle ne rend pas forcément hommage aux sonorités de la saga.

On peut déjà le constater dans le jeu, la bande sonore s'est essentiellement axée à souligner les montées d'adrénaline, constantes et redondantes, et rien ou pas grand chose en contrepartie qui puisse servir de nappes d'ambiance, a contrario de ce qu'on pouvait en attendre et conformément à la charte artistique de la saga.

Il y a bien le thème Result (que vous pouvez entendre sur l'article "revue de presse 2009"), qui fait ici office de musique de save room (ces dernières ayant disparu, désormais), qui est apaisant et dans la tradition residantesque, mais aussi Viewer (la musique des options), assez relaxante aussi, mais rien à proprement parler qui puisse bâtir une atmosphère lugubre ou angoissant.

Resident Evil 5 OST

Le contexte est donc tout autre, on l'aura compris, délaissant les plages gothiques pour une musicalité plus hollywoodienne.

Ce qui ne signifie pas pour autant que c'est mauvais, non. On aura même droit à quelques sonorités locales comme ces percussions martelantes qui illustrent les combats dans les villages reculés d'Afrique, et n'oublions pas l'ouverture (Pray), qui comporte également une petite touche ethnique, avec son chant africain du début.

Pas de grosses surprises à l'écoute de cette soundtrack, puisqu'on continuera de remarquer les thèmes qui nous ont laissé une empreinte durant le jeu, le reste étant de l'ordre du dispensable. Parmi les meilleurs, on aura le très héroïque Majini IX - In Flames (dont vous pouvez entendre un extrait au début de cet article), réussite incontestable, mais aussi Sad But True, qui soutient le combat contre Jill, avec sa petite pointe d'émotion.

Une Ost très complète mais qui opère, à l'image du jeu, une rupture au niveau des ambiances décrites, résolument guerrières ici. Pas de nappes atmosphériques sur BH5, mais quelques thèmes relaxants plutôt réussis, dont on regrettera juste qu'ils ne s'intègrent pas davantage au jeu.

Si la qualité est au rendez-vous par le biais de relents symphoniques, il manque d'une manière globale un petit supplément d'âme pour transformer le tout et en faire un incontournable. Sur les trois CD, quelques pistes sortent du lot, le reste étant peu marquant, ce qui est un peu dommage...

Resident Evil 5 OST Resident Evil 5 OST Resident Evil 5 OST
Article rédigé par Manoir