Manuel d’entraînement des S.T.A.R.S.
Si vous avez modifié la configuration de votre manette et
que vous avez choisi le type B ou le type C, n’oubliez pas que les instructions
ci-dessous correspondent à la configuration de type A.
-- POUR AFFICHER L’ECRAN D’ETAT --
Appuyez sur le bouton Y en cours de partie. Vous ne
pourrez pas accéder à l’écran d’état pendant les cinématiques ou lorsque vous
êtes attaqué.
L’écran d’état vous propose plusieurs options vous permettant
d’effectuer les actions suivantes :
- S’équiper d’armes
- Utiliser des objets
- Voir des plans
- Lire des fichiers
-- COMMENT VOIR UN PLAN --
A l’écran d’état, choisissez ‘Plan’ dans la barre de menu
ou appuyez sur le bouton Z en cours de partie.
Si vous n’avez pas de plan, seules les zones que vous
aurez explorées seront visibles.
-- COMMENT LIRE UN PLAN --
Salle(s) non colorée(s) : salle(s) non explorée(s).
Salle(s) orange : salle(s) où il reste des objets.
Salle(s) verte(s) : salle(s) explorée(s) où il ne reste
pas d’objets.
Porte rouge : porte verrouillée.
Porte blanche : porte déverrouillée.
Porte bleue : porte que vous avez franchie.
-- POUSSER DES OBJETS --
Lorsque vous trouvez un objet que vous pouvez déplacer,
mettez-vous en face de cet objet, dans la direction dans laquelle vous voulez
le pousser et appuyez sur le Stick directionnel (Manette +) dans la direction à
laquelle vous faîtes face.
-- MONTER ET DESCENDRE --
Placez-vous contre un objet dont la hauteur arrive à peu
près à celle de votre personnage, et appuyez sur le bouton A. Vous pouvez aussi
monter sur des objets déplaçables. Pour descendre d’un objet, appuyez sur le
bouton A lorsque vous vous trouvez sur le rebord de cet objet.
-- COMMENT S’EQUIPER D’UNE ARME --
A l’écran d’état, sélectionnez « l’arme » dont vous
souhaitez vous équiper, puis sélectionner la commande ‘Equiper’.
Même si vous avez une arme, vous devez vous en équiper
pour pouvoir attaquer.
-- POSITION D’ATTAQUE --
Maintenez le bouton R enfoncé, le personnage se mettra en
position d’attaque en direction de l’ennemi le plus proche.
-- COMMENT ATTAQUER --
Tout en maintenant le bouton R enfoncé, appuyez sur le
bouton A. vous attaquez l’ennemi avec l’arme dont votre personnage est équipé.
-- DEMI-TOUR --
Tout en maintenant le Stick directionnel (Manette +)
enfoncé(e), appuyez sur le bouton B. Vous pouvez également vous contenter
d’utiliser le Stick C.
-- EXAMINER UN OBJET --
A partir de l’écran d’état, sélectionner un objet puis la
commande ‘Examiner’.
Les renseignements concernant l’objet s’afficheront.
-- FUITE D’URGENCE --
Si vous utilisez des objets de défense tels que des
poignards, vous pouvez vous échapper momentanément lorsque l’ennemi vous
saisit.
Attention, vous ne pourrez pas vous échapper si l’ennemi
vous attrape par derrière.
Pour vous équiper d’un objet de défense, accédez à
l’écran d’état, puis sélectionnez un objet dans le menu ‘objet de défense’. Sélectionnez
ensuite la commande ‘Equiper’.
Si votre objet de défense est réglé sur le mode ‘Manuel’
dans la configuration de la manette, vous devez appuyer sur le bouton L pour
l’utiliser.
Film de Kenneth
C'est le film qui appartient à Kenneth.
Il me faudrait un magnétoscope pour le visionner.
Grimoire
Les quatre masques,
Un masque qui ne dit jamais de mal…
Un masque qui ne sent pas le mal…
Un masque qui ne voit aucun mal…
Un masque incapable de dire, de sentir ou de voir le
mal...
Lorsque les quatre masques seront à leur place, le mal
s’éveillera.
Journal de Trevor
Le 24 nov. 1967
Onze jours se sont écoulés depuis mon arrivée au manoir.
Que m’est-il arrivé ?
Un type vêtu d’une blouse blanche m’a apporté un maigre
repas en me disant « Désolé de vous faire subir tout cela, mais c’est pour des
raisons de sécurité ».
C’est à ce moment-là que j’ai compris.
Tout est clair maintenant.
Nous ne sommes que deux à connaître le secret de ce
manoir : Sir Spencer et moi-même. S’ils me tuent, Sir Spencer sera le seul à
connaître le secret. Mais pourquoi ?
Cela n’a plus d’importance maintenant. Cet endroit est
trop dangereux. Ma famille… J’espère qu’elle va bien. J’ai décidé de m’enfuir….
Jessica, Lisa, j’espère de tout mon cœur que vous êtes en sécurité.
Le 26 nov. 1967
Comment ai-je pu me montrer aussi bête ?
J’ai perdu mon briquet préféré, celui que Jessica m’avait
offert pour mon anniversaire. Maintenant, je vais avoir encore plus de mal à
sortir de cet endroit maudit.
Le 13 novembre, le jour où tout s’est joué pour moi. Ma
tante avait été hospitalisée trois jours avant. Jessica et Lisa ont dit
qu’elles allaient lui rendre visite. J’aimerais tant être avec elles.
Attendez, à mesure que j’écris, la mémoire me revient
plus précisément.
Juste avant de m’évanouir, je me rappelle avoir entendu
les hommes en blouse blanche dire quelque chose comme "Votre famille est
probablement déjà".
Je prie pour qu’elle soit saine et sauve.
Le 27 nov. 1967
J’ai par miracle réussi à sortir de cette pièce, mais ça
ne va pas être facile de m’enfuir du manoir. Je vais devoir échapper à tous
leurs pièges. L’œil du tigre, l’emblème doré… je dois me rappeler pour ne pas
périr.
Le 29 nov. 1967
Je suis fait comme un rat. J’ai tout essayé mais à chaque
fois je me suis heurté à la même réalité : je suis pris au piège.
Je suis allé partout. Le laboratoire et ses grands tubes
de verre remplis de formol et ces souterrains sombres et effrayants. Que faire
?
Au début, je refusais d’y croire. Mais cette chaussure à
talon haut dans le couloir… Ça a été comme un réflexe. Un seul nom m’est venu à
l’esprit : Jessica !
Je ne veux pas croire qu’elles partagent le même sort que
moi.
Non ! Je ne cesserai jamais d’espérer.
Je dois me dire qu’elles sont toujours en vie.
Le 30 nov. 1967
Je n’ai rien bu ni mangé depuis plusieurs jours. J’ai
l’impression de perdre la raison. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Qu’ai-je fait pour
mériter une mort pareille ?
J’étais si obsédé par l’architecture de ce manoir.
J’aurai dû me douter de quelque chose.
Le 31 nov. 1967
Un tunnel souterrain sombre et humide. Une autre impasse.
Mais dans l’obscurité, quelque chose a attiré mon regard.
J’ai prudemment allumé ma dernière allumette pour voir ce
que c’était.
Une tombe ! Mon nom était profondément gravé dans la
pierre ! « George Trevor »
C’est là que j’ai compris. Ces salauds savaient depuis le
début que je laisserai ma peau ici et que je tomberai dans leur piège.
Mais c’est trop tard maintenant. Je perds mes esprits.
Tout n’est plus qu’un vague souvenir. Jessica… Lisa… Pardonnez-moi.
Mon ego m’a poussé à vous impliquer toutes les deux dans
cette conspiration. Pardonnez-moi. Que Dieu justifie ma mort en vous laissant
la vie sauve.
George Trevor
Il y a quelque chose d’écrit à la main, il n’y a pas de
date.
Rien n’a changé.
Je n’aurais jamais cru que cette pièce que j’avais conçue
simplement pour mener une petite expérience s’avérerait aussi utile.
Je vais pouvoir me réfugier ici pendant un bon moment,
car personne n’est au courant de secret que cache ce tableau, pas même Sir Spencer.
Le tableau d’un château… Au fond de l’atelier de
peinture.
Un mémo chiffonné
Aujourd’hui, Sir Spencer m’a demandé de bien cacher
quelque chose.
Je crois avoir trouvé la solution. Si cette chose était
gardée par une bête aussi agressive que l’espèce de chien qui erre par ici,
personne ne pourrait s’en approcher !
Pour autant que je sache, ce corniaud du diable traîne
toujours du côté du balcon du premier étage, à l’ouest de la terrasse, et il
devrait rappliquer au son du sifflet pour chien.
C’est là que vous entrez en scène. En effet, je ne vois
pas qui d’autre pourrait approcher ce maudit cerbère sans risquer d’y laisser
sa peau.
Ce qui signifie que vous êtes la seule personne capable
de lui mettre ce collier. Il contient l’objet que Sir Spencer veut dissimuler.
Je ne peux confier cette mission qu’à vous. Bien sûr,
vous recevrez une récompense. Vous vous souvenez de cet objet sur lequel vous
essayer de mettre la main depuis longtemps ?
En échange de vos services, je pourrais m’arranger pour
vous le procurer. Nous avons tous deux à y gagner…
Jon Toleman
OUVRAGE DE BOTANIQUE
-- De l’usage des plantes médicinales --
Comme vous le savez surement, il existe de nombreuses
plantes aux vertus médicinales. Depuis la nuit des temps, l’humanité soigne ses
blessures et ses maladies à l’aide de diverses plantes.
Dans cet ouvrage, nous nous intéresserons à trois types
d’herbes qui poussent dans les montagnes Arklay et nous décrirons sommairement
leurs propriétés médicinales. Chaque herbe a une couleur différente et une
vertu thérapeutique particulière.
La verte permet de récupérer des forces. La bleue
neutralise les toxines naturelles. Utilisée seule, la rouge n’a aucun effet.
Nous avons cependant découvert qu’en associant de l’herbe
rouge à de l’herbe verte, l’effet de l’herbe verte est multiplié.
Nous vous communiquerons les résultats des associations
de l’herbe rouge et des autres herbes dès que nous disposerons de davantage de
renseignements.
En attendant, n’hésitez pas à essayer divers mélanges par
vous-même, car la vraie connaissance est le fruit de l’expérience.
Instructions spéciales pour
La destruction des cadavres
Nous avons de nouvelles informations sur ces
"créatures". Bien qu’elles semblent mortes, elles sont capables de
revenir à la vie. Il existe cependant des moyens de les en empêcher.
Nous connaissons actuellement deux méthodes permettant de
stopper la résurrection.
1. INCINERATION
2. DESTRUCTION DES CADAVRES
Si d’autres méthodes sont découvertes, nous vous en
informerons immédiatement.
Pour ceux qui ont encore la volonté de vivre, du pétrole
se trouve au rez-de-chaussée du manoir. Prenez-en autant que nécessaire. Vous
aurez besoin de quelque chose pour l’allumer et vous devrez vous le procurer
par vous-mêmes.
Journal du gardien
9 mai 1998 :
Ce soir, j’ai joué au poker avec Scott, Steve le
chercheur et Alias le garde. Steve a beaucoup gagné, mais je pense qu’il a triché.
Ordure
10 mai 1998 :
Aujourd’hui, l’un des principaux chercheurs m’a demandé
de m’occuper d’un monstre qui ressemble à une sorte de gorille dépecé. Il m’a
dit qu’il fallait le nourrir d’animaux vivants.
Lorsque je lui ai jeté un cochon, le monstre a commencé
par jouer avec… puis il lui a arraché les pattes et les viscères, avant de
commencer à le dévorer.
11 mai 1998 :
Vers 5 heures du matin, Scott est venu me réveiller. Il
m’a vraiment fichu la trouille. Il portait une combinaison de protection. Il
m’a dit d’en enfiler une moi aussi.
J’ai compris qu’un accident s’était produit dans le labo
du sous-sol. Je savais que ça arriverait un jour. Ces imbéciles de chercheurs
ne dorment jamais, même pendant les vacances.
12 mai 1998 :
Je porte cette saleté de combinaison depuis hier. J’ai la
peau sale et ça me démange. Les chiens me regardent d’un drôle d’air. Pour leur
apprendre, je ne les ai pas nourris aujourd’hui. Bien fait pour eux.
13 mai 1998 :
Je suis allé à l’infirmerie parce que mon dos était tout
gonflé et me démangeait. Ils m’ont bandé le dos et le docteur m’a dit que je
n’avais plus besoin de porter la combinaison. Je n’ai qu’une seule envie :
dormir.
14 mai 1998 :
Lorsque je me suis réveillé ce matin, j’ai découvert une
autre ampoule à mon pied. J’ai dû traîner du pied en allant au chenil. Les
chiens ont été étonnement calmes toute la journée.
Je me suis ensuite aperçu que certains d’entre eux
s’étaient enfuis. C’est peut-être leur moyen de se venger après trois jours de jeûne.
Si quelqu’un s’en aperçoit, je vais passer un sale quart d’heure.
16 mai 1998 :
J’ai entendu dire qu’un chercheur qui avait tenté de
s’échapper du complexe a été tué la nuit dernière. Tout mon corps me brule et
me démange la nuit.
Lorsque j’ai gratté mon bras enflé, un morceau de chair
putréfiée est tombé.
Bon sang, qu’est-ce qu’il m’arrive ?
19 mai 1998 :
Plus de fièvre mais démangeaisons. Très faim aujourd’hui,
mangé nourriture des chiens.
21 mai 1998 :
Ca gratte, gratte Scott venu sale tête alors je l’ai tué,
Délicieux.
4 / /
Gratte. Délicieux.
Testament du chercheur
C’est une lettre.
Le 3 Juin 1998
Ma chère Alma,
Je te fais toutes mes excuses de n’avoir pu t’appeler.
L’homme aux lunettes noires m’interdisait de téléphoner. Désolé, Alma.
Je ne sais par où commencer, ni comment expliquer en
quelques mots ce qui s’est passé depuis la dernière fois que nous nous sommes
parlé, et je dois dire que je ne prends pas un bon départ.
J’espère que tu vas bien et que tu me pardonneras de
m’égarer par moments ; cette lettre n’est pas facile pour moi.
Alors que je t’écris, je sens les concepts les plus
simples m’échapper et laisser la place à un sentiment de désespoir et de
confusion.
Je dois cependant te dire ce que j’ai sur le cœur avant
de mourir. Alma, je t’implore de me croire.
Il me faudrait des heures pour te raconter la totalité
des événements et le temps m’est compté.
Je te demande donc d’accepter les faits : Le mois
dernier, il y a eu un accident au laboratoire et le virus que nous étudiions
s’est propagé. Tous mes collègues ont été contaminés. Ils sont soit morts, soit
mourants.
La maladie est telle que ceux qui sont encore en vie ont
complètement perdu l’esprit. Ce virus dépossède ses victimes de toute humanité
et les forces à chercher avidement la vie et à la détruire.
Alors que je t ‘écris, je les entends à ma porte, comme
des animaux affamés dépourvus de tout esprit.
Alma, je n’ai tenté de survivre que dans l’espoir de te
revoir.
Malheureusement, mes efforts ne peuvent que retarder
l’inéluctable : Je suis contaminé et je n’ai aucune chance d’échapper à mon
sort.
Je n’ai d’autre choix que de m’ôter la vie avant de
perdre ce qui me sépare de ces monstres. Je t’envoie tout mon amour.
Dans une heure, j’aurai refermé mes yeux à jamais et je connaîtrai
enfin la paix. J’espère que tu comprendras mon geste. Je suis désolé.
Martin Crackhorn
E-mail du responsable de la sécurité
CONFIDENTIEL
A : Responsable de la sécurité
Date : 22 juillet 1998 2h13
Le jour J approche. Exécutez les procédures suivantes
sous huitaine.
Mesure immédiates exigées.
1. Faire venir les membres des S.T.A.R.S. sur le domaine
et obtenir des données de combat brutes sur les performances des « Armes
biologiquement modifiées » contre les membres des S.T.A.R.S.
2. Recueillir deux embryons de chaque spécimen mutant, à
l’exception du Tyran. Eliminer le Tyran.
3. S’assurer de la destruction complète du laboratoire
Arklay, ainsi que de son personnel et de ses cobayes. Faire passer leur mort
pour un accident.
Une fois les procédures ci-dessus exécutées, contacter le
quartier général pour de nouvelles instructions.
Si, pour une raison quelconque, vous vous trouvez dans
l’incapacité de mener à bien la procédure dans le délai indiqué, informez-nous-en
immédiatement. En cas d’urgence, appelez directement le poste 5691.
Bonne chance.
Le quartier général d’Umbrella
Umbrella Inc.
Lettre de suicide
Le 22 juin 1998
21h30
Je n’avais pas le choix. Nous avons essayé d’échapper à
ces monstres, en nous serrant les coudes pour survivre. Mais Robert commençait
à présenter les symptômes.
Je n’avais pas le choix. Ces créatures sont l’œuvre du
diable. Il n’y avait pas d’autre issue. Il aurait fait la même chose à ma
place.
J’ai mis fin à ses souffrances et j’ai dû l’abandonner
dans la salle de bain. Je suis sans doute le dernier maintenant…
Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ?
Je ne me pardonnerai jamais d’avoir fait partie de ce
projet. Mais je sais ce qui m’attend. Il n’y a aucun autre moyen de s’échapper
de cette maison de fous. Ce n’est plus qu’une question de temps.
Tout est prêt. Il ne me reste plus qu’à rassembler le
courage nécessaire pour passer à l’acte. Le plus dur est de penser à tout ce
que je n’ai pas eu le temps d’accomplir.
Mais je préfère encore mourir que de devenir l’une de ces
créatures. J’espère que tu comprendras. Je veux mourir dignement.
Il y a un message au dos.
Linda, pardonne-moi…
Rapport sur la plante 42
Quatre jours se sont écoulés depuis l’accident. La plante
42 a connu une croissance fulgurante.
Bien que l’on sache peu de choses sur cette plante, on
peut dire que le virus T a eu sur elle un effet beaucoup plus important que sur
les autres groupes de plantes.
Le virus T a totalement transformé l’anatomie et la
taille de son hôte.
Compte tenu de son état actuel, il est difficile de
savoir de quelle sorte de plante il s’agissait à l’origine. On ne trouve rien
de semblable dans la nature.
La plante 42 se nourrit de deux façons. Sa première
source d’alimentation provient de ses racines qui vont jusqu’au sous-sol.
Immédiatement après l’accident, l’un des scientifiques a
perdu la tête et à détruit le bassin circulaire. Maintenant, le sous-sol est
inondé.
Il y a de grandes chances pour que l’eau ait contenu une
substance chimique qui a provoqué la formidable croissance de la plante 42.
Nous devons cependant déterminer de quel composant il s’agissait.
Une sorte de bulbe (le corps de la plante 42) pend du
plafond du rez-de-chaussée par les conduits d’aération.
De longues lianes ressemblant à des tentacules partent du
bulbe. Nous pensons que ces lianes constituent la seconde méthode
d’alimentation de la plante.
Lorsque la plante 42 détecte une proie, elle la capture à
l’aide de ses tentacules. Ensuite, les ventouses de la liane sucent le sang de
la proie.
Nous nous sommes également aperçus qu’elle est douée
d’une forme d’intelligence.
Elle enchevêtre ses lianes autour de la porte pour
empêcher toute intrusion lorsqu’elle capture une proie ou qu’elle est en
période d’inactivité.
Malheureusement, plusieurs scientifiques ont été tués par
la plante 42. Les survivants racontent tous la même chose :
Lorsque les pétales uniformes qui la recouvrent s’ouvrent
et révèlent ses organes vitaux, la plante devient encore plus agressive.
Un témoin a raconté qu’elle semblait essayer de se
protéger. Nous ne savons toujours pas à quoi est dû ce comportement.
Le 21 mai 1998
Henry Sarton
Expérience de chimie en labo
Les précédents rapports exposaient les similarités
cellulaires de la plante à croissance ultra rapide infectée par le virus Tyran.
Cependant, en cherchant à corroborer le résultat de nos expériences,
nous avons mis à jour une autre donnée intéressante.
Nous avons découvert que l’UMB n°20, un élément chimique
de la famille des UMB, comporte un composant qui détruit les cellules de cette
plante très rapidement.
Nous avons rebaptisé l’UMB n°20 ‘V-JOLT’. Si nos calculs
sont exacts, la plante devrait mourir 5 secondes après l’application de V-JOLT
directement sur ses racines.
Pour synthétiser du V-JOLT, il suffit de mélanger de
l’UMB et du VP dans des proportions adéquates. Cependant, la manipulation des substances
chimiques UMB demande beaucoup de précautions. On sait en effet qu’elles
peuvent dégager des gaz toxiques.
Voici les caractéristiques de chaque composant chimique
UMB :
UMB n° 3 rouge
Jaune-6 jaune
UMB n°7 vert
UMB n°10 orange
VP-017 bleu
V-JOLT (UMB 20) brun foncé
Photo de famille
Quelqu’un a laissé un journal.
19
papppa ataché en premie
mamman ataché second
roUge et collAbt deDans bLanc et dUr
paas vrai maMan où
sai pas papa
retrouvé maman
quan ataché mamaN
elle bouge plu
ell crie
pourquoi ?
jeveu juste etre avec elle
4
maman
où?
Tu me manc
Il y a quelque chose d’écrit au dos.
Virus Progenitor administré (10 nov. 1967)
. Jessica
Virus administré : type A
Plasmolyse des tissus lors de l’activation cellulaire.
Fusion du virus : négative.
Action : destruction du corps.
. Lisa
virus administré : type B
Plasmolyse des tissus lors de l’activation cellulaire.
Fusion du virus : positive mais retardée.
Modification corporelle : résultats constants observés.
Etat : toujours sous observation pour protection.
. George
Action : euthanasié (30 nov. 1967)
Quelqu’un a laissé un journal.
14 nov. 1967
La piqûre qu’on m’a faite me donne des vertiges. Je ne
vois plus maman. Où l’ont-ils emmenée ?
Elle avait promis qu’on s’échapperait ensemble.
M’a-t-elle abandonnée ?
15 nov. 1967
J’ai retrouvé maman. Nous avons dîné ensemble. J’étais
très heureuse.
Mais ce n’était pas ma vraie maman. Le même visage, mais
différente à l’intérieur.
Je dois la retrouver. Je dois lui rendre son visage.
J’ai repris le visage de maman.
Personne ne peut avoir ma maman sauf moi. J’ai mis son
visage sur moi pour qu’elle ne s’en aille pas.
Parce que maman triste si je la retrouve sans son visage.
17 nov. 19 7
Dans la boîte, odeur de maman, vraie mère peut-être ici.
Cube en pierre dur. Fait mal. Câble d’acier qui bloque.
Pas voir maman à cause de 4 pierres.
C’est une lettre.
Ma petite Lisa,
Jour après jour, je sens que mon esprit me quitte.
Les piqûres des hommes en blouse blanche ont fait un peu
disparaître les démangeaisons. Aujourd’hui, ils m’ont injecté une substance «
nutritive », selon eux.
Après les piqûres, ta maman n’arrive plus à réfléchir
normalement. Elle est choquée et triste car parfois, elle est incapable de se
souvenir de vous.
Ta maman a très peur. Peur de tout oublier, surtout toi
et ton papa…
Vos visages, les moments que nous avons passés ensemble…
tout se brouille et mon esprit s’obscurcit.
Oh Lisa, j’aimerais tellement pouvoir toucher ton visage
et te prendre dans mes bras pour que tous ces merveilleux souvenirs de toi et
de ton papa me reviennent.
Lisa, nous ne pouvons plus rester ici.
Nous devons nous échapper !
Ecoute-moi Lisa. Notre seule chance est de nous enfuir
lorsque nous serons ensemble dans le laboratoire. Nous ferons semblant d’avoir
perdu connaissance et lorsque l’homme en blanc aura le dos tourné, nous
tenterons le tout pour le tout.
Lorsque nous serons sorties de là, nous chercherons papa
ensemble. Tu as compris, ma chérie ?
Sois forte, Lisa.
Le 13 nov. 1967
Jessica Trevor
Photo de Barry
C'est la photographie qui a glissé de la chemise de Barry
quelques secondes avant qu'il ne tombe dans le gouffre.
Il y a quelque chose d'écrit au dos : Nous t'aimons Papa.
De la part de tes gentilles filles, Moira et Polly.
Lettre du chercheur
Le 8 juin 1998
Ma chère Ada,
Lorsque tu poseras les yeux sur cette lettre, je ne
serais sans doute plus celui que tu connaissais. J’ai reçu le résultat de mes
analyses aujourd’hui. Comme je m’y attendais, elles sont positives.
J’ai l’impression de perdre la tête quand je pense à ce
qui m’attend. Je ferais n’importe quoi pour ne pas devenir comme eux.
Pour autant que je sache, tu n’as pas été contaminée.
J’espère que nous n’en arriverons pas là, mais s’il s’avère que tu es la
dernière survivante, je veux que tu ailles chercher les informations qui se
trouvent dans la salle des données visuelles.
Ensuite, active le système d’autodestruction dans la
salle haute tension et enfuis-toi. Je t’en prie, fais tout ce que tu peux pour
que personne ne sache rien de cet accident.
Si tout fonctionne encore correctement, tu devrais
pouvoir débloquer toutes les serrures à l’aide du système de sécurité.
J’ai configuré le terminal de la petite salle de sécurité
de façon à ce que tu puisses accéder au système en tapant mon nom et le mot de
passe que j’ai choisi, c’est-à-dire ton prénom.
Pour ouvrir la porte du sous-sol 2 où se trouve la salle
des données visuelles, tu devras saisir un autre mot de passe.
Par mesure de précaution, j’ai codé ce mot de passe dans
une radiographie. Je te connais et je suis sûr que tu n’auras aucun mal à le
découvrir.
Une dernière chose… et ceci est mon ultime volonté.
J’espère que tu ne me verras jamais dans cet état mais si je me transforme en
l’un de ces monstres, je te supplie d’abréger mes souffrances. J’espère que tu
comprends.
Je te remercie, Ada.
Bien à toi.
John
V-ACT
Note du chercheur
Tout tend à démontrer que le virus T affecte le génome de
l’organisme hôte.
Nous avons maintenant la preuve qu’une fois que
l’individu a perdu connaissance, le corps entre dans un état latent. Pendant
cette période, le virus s’active et transforme rapidement l’organisme en
recomposant sa structure de base.
L’hôte fini par prendre la forme d’une créature
humanoïde, que nous appelons V-ACT.
La vitesse à laquelle le virus agit et le développement
musculaire important qu’il entraîne sont particulièrement remarquables. Après
la mutation, l’individu devient plus agile et plus agressif.
Quatre de nos chercheurs ont déjà péri en tentant de le
nourrir. Cela s’est terminé dans un véritable bain de sang.
Depuis cet accident tragique et horrible, nous avons
baptisé l’espèce "Tête sanglante".
Impossible de laisser ce précieux spécimen là où il est.
Nous devons trouver une solution. Bien sûr, il est hors de question de le
détruire.
Nous avons finalement décidé de congeler le spécimen et
de confiner son corps dans le sous-sol du cimetière de la cour.
Fax
Aux : Services sanitaires
A l’attention du : Directeur des services sanitaires
Du : Comité d’alerte de Raccoon
Ce rapport est strictement confidentiel et ne doit être
lu que par la personne à qui il est adressé.
Toute copie ou divulgation du contenu de ce fax à un
tiers est strictement interdite par son expéditeur. Ce fax doit être détruit
immédiatement après avoir été lu.
Les dégâts entrainés par l’épidémie de virus T seront
bien plus importants que ceux que nous avion initialement prévus. Nous portons
donc les faits suivants à votre attention.
Premièrement :
Plus de la moitié des chercheurs ont été infectés par le
virus T et sont morts. De plus, la quasi-totalité des survivants commence à
manifester des symptômes de l’infection.
Deuxièmement :
Notre équipe secrète de sécurité a été totalement
anéantie. Par conséquent, nos recherches ultra secrètes risquent d’être
dévoilées au grand jour. Nous vous demandons d’agir immédiatement avant que les
médias ne s’arrachent l’affaire.
Troisièmement :
Il y a de grandes chances pour que la plupart des
spécimens erre en liberté dans le complexe. On peut s’attendre à une
augmentation du nombre de victimes.
Bien que la mort de ces personnes soit très regrettable,
ces événements confirment le succès de nos recherches. Il nous faut agir sans
attendre pour que les résultats de nos recherches ne soient divulgués au grand
public.
Nous pensons que la première intervention officielle sera
le fait de la police d’état et des S.T.A.R.S. Nous vous recommandons fortement
de prendre dès maintenant les mesures nécessaires les concernant.
Protocoles de sécurité
REZ-DE-CHAUSSEE
Héliport / Réservé aux membres de la direction. Cette
restriction ne s’applique pas en cas d’urgence.
SOUS-SOL, NIVEAU -1
Passage vers l’héliport / Entrée interdite hormis en
présence d’un conseiller en recherches ou du directeur de la sécurité. Ordre
est donné de tirer à vue sur toute personne non autorisée.
Ascenseur / L’ascenseur s’arrête en cas d’urgence.
SOUS-SOL, NIVEAU -2
Salle de données visuelles / Accès réservé à la Division
de recherches spécialisées. Seul Keith Arving, directeur de cette salle, peut
donner à d’autres personnes l’autorisation d’y accéder.
SOUS-SOL, NIVEAU 3
Prison / La prison est sous la responsabilité des
Services sanitaires. Au moins un conseiller en recherches (E. Smith, S. Ross,
A. Wesker) doit être présent en cas d’utilisation d’un virus.
Porte à triple verrous / L’entrée dans cette pièce est
limitée à la personne qui désactive la serrure à l’aide de tous les codes
d’accès. L’accès aux terminaux situés dans chaque section des directeurs de
recherche désactive la serrure.
Salle haute tension / Dans cette pièce, la principale
source d’énergie est un composant à base de nitroglycérine. Son accès est
restreint aux surveillants du quartier général.
Cette restriction ne s’applique pas aux conseillers en
recherches disposant d’une autorisation spéciale.
Terminaux de code d’accès / L’utilisation de ces
terminaux est réservée aux principaux chercheurs.
SOUS-SOL, NIVEAU -4
En ce qui concerne les progrès de « Tyran » après
l’administration du virus T… (Le reste du document est illisible).
Notes d'observation
Le virus G a en fait été découvert 21 ans après
l’administration du premier virus progenitor.
Le ‘Parasite Prototype’, envoyé par un laboratoire
français, avait été administré au spécimen témoin. Ce dernier avait accepté le
parasite sans manifester aucun signe de rejet.
Cette absence de réaction était restée un mystère pour
tous. Mais maintenant, j’ai compris.
Le ‘Parasyte Prototype’ est resté en incubation dans le
corps du spécimen pendant 21 ans. Au bout de cette période, le prototype a subi
une mutation soudaine (le terme « évolution » serait peut-être plus juste).
Cette observation a donné à mes recherches une nouvelle
perspective.
Après des tests et des modifications supplémentaires,
j’ai réussi à mettre au point une méthode permettant de créer un « G » dont les
performances surpassent celles du « T ».
Cette découverte va bouleverser à tout jamais l’avenir
des armes biologiquement modifiées.
Je suis impatient de voir la sale tête d’Alexia lorsque
j’annoncerai les conclusions de mes recherches.
Malheureusement, il va me falloir plusieurs années avant
de pouvoir corroborer totalement les résultats.
William Birkin