Si l'année 2001 reste de sinistre mémoire, c'est aussi celle de la diffusion d'un trailer qui va susciter stupeur et fébrilité chez les inconditionnels de Resident Evil!

L'annonce d'un nouvel épisode est toujours un événement, mais là, que voit-on à l'écran?

Screenshot du jeu

LE manoir!... Le manoir Spencer, entièrement refait à neuf! Capcom est en train de faire un remake de Resident Evil 1! On n'avait même pas osé en rêver que Capcom l'a fait! Surnommé "Rebirth" (renaissance), ce remake est un superbe cadeau que Capcom fait aux admirateurs, ceux qui vont pleurer de joie en voyant leur jeu culte à tel point magnifié par un lifting vertigineux!


T'as d'beaux zombies, tu sais?

Screenshot du jeu

Six ans après ce petit miracle que fut Resident Evil 1, son créateur, Shinji Mikami, décide de remettre au goût du jour son bébé, désormais mythique. Et autant dire que le résultat à l'écran est incroyable.

On trouvait Resident Evil 1 superbe, graphiquement photoréaliste? Rebirth va vite le reléguer au rang des breloques surannées tout juste bonnes à honorer les étalages d'un vide-grenier. Wouf!

C'est bien simple, les graphistes se sont lâchés! Chaque décor est une oeuvre d'art, une toile de Maître d'une beauté macabre sidérante, d'une richesse inouïe. Les effets de lumière sont d'une qualité irréprochable, les teintes superbes, la modélisation globale détaillée à l'extrême. C'est de la Haute Définition avant l'heure!

Screenshot du jeu

Non contents d'un aussi brillant résultat, ils ont en plus incorporé des animations vidéo çà et là pour donner de la vie, pour renforcer le réalisme et l'ambiance de l'ensemble.

Désormais, la poussière vole des parquets quand on marche dessus, les insectes viennent taquiner les lampes, les feux de cheminée dansent, la flamme des bougies vacille, des ombres dansent dans un rayon lunaire passant par une lucarne, les herbes et les arbres bougent dans le vent, les murs des souterrains ruissellent d'un liquide répugnant... c'est un bonheur visuel de chaque instant, auquel nous avons droit. Il faut le voir pour le croire!

Mikami ne nous montre pas le manoir, il nous y transporte, allant jusqu'à décrire brièvement certaines odeurs, histoire de rendre l'immersion totale, implacable.

Les décors ne sont d'ailleurs pas les seuls à avoir subi cette refonte spectaculaire.

Screenshot du jeu

Les personnages sont modélisés à la perfection, aussi bien du côté des héros que du bestiaire qui nous offre ici les plus "beaux" zombies jamais vus dans un jeu vidéo. Voire même dans le cinéma...

Bref, tout, absolument tout, a bénéficié du même soin extrême pour atteindre ce résultat sensationnel, qui reste une référence encore aujourd'hui.

Ultra réaliste sans jamais oublier d'imposer une identité artistique puissante, Rebirth s'avère d'une richesse visuelle inouïe, imprégné jusqu'à la moelle d'une atmosphère palpable.

Il réussit ainsi l'exploit de n'avoir pas vieilli malgré ses sept ans au compteur, ce qui est énorme pour un jeu vidéo.

Pour le ravalement, j'envoie la facture à qui?

Screenshot du jeu

Le flacon est superbe, mais qu'en est-il de l'ivresse? S'attaquer à la réfection d'un mythe comme Resident Evil n'est en effet pas une mince affaire, les écueils étant attendus au tournant.

Qu'on refasse à l'identique ou au contraire qu'on bouleverse un peu trop une oeuvre aussi marquante, c'est le coup de fusil dans le pied, le clash.

Il convenait donc de trouver le juste milieu, et Mikami semble avoir parfaitement assimilé tout ce qu'on peut espérer d'un tel projet.

Chapeau, l'artiste! Car son remake n'est ni plus ni moins qu' exemplaire.

Screenshot du jeu

Il réussit ce salto acrobatique impossible avec grand écart en réception : transcender littéralement tout ce qui faisait le charme de son aîné, rectifier ses quelques petites erreurs de trajectoire, tout en lui apportant un lot conséquent de nouveautés sans jamais trahir l'esprit d'origine.

A la fois innovant et respectueux, Rebirth parvient de façon magistrale à flatter les attentes les plus fébriles du joueur, son avidité pour les sensations contrastées comme seul un Resident Evil est capable de lui donner, tout en le surprenant, en le déstabilisant constamment.

Là où il fallait aller chercher telle clé pour aller dans telle pièce, ici ça ne marche plus de la même façon. Ou pas systématiquement du moins, histoire qu'on abandonne une partie de nos repères, qu'on se retrouve bloqué.

Screenshot du jeu

Les énigmes ont toutes été repensées pour l'occasion, des nouvelles pièces et de nouveaux lieux font leur apparition, le cheminement varie de façon à toujours conserver cette part d'imprévu, indispensable dans un jeu de cet acabit.

Rebirth a ainsi été orchestré avec génie pour contenter aussi bien les nouveaux venus que les fans endurcis, qui seront ici en terrain connu, mais certainement pas en terrain conquis!

Et rien qu'avec ça, on peut affirmer sans crainte que le pari est gagné. Haut la main. C'est le bonheur absolu, la redécouverte d'un culte.

Manoir, mon beau manoir...

Screenshot du jeu

Je ne vous ferai pas l'affront ici de dévoiler les surprises qui vous attendent dans ce remake, ce serait gâcher... la surprise, justement. Mais la question qui se pose concerne les améliorations autres que visuelles.

Globalement, la maniabilité reste la même, avec -ô joie- le demi-tour rapide intégré, des denrées qui s'amalgament automatiquement (voir le test de RE1 1996), et une carte des lieux revue et corrigée pour une clarté optimale : vous saurez facilement quelles pièces restent à visiter, celles où il reste quelque chose à faire, l'une des cartes les plus lisibles et confortables que j'aie pu voir dans ce genre de jeux.

Tout ceci allège et dépoussière joliment le gameplay.

Screenshot du jeu

Vous pourrez aussi apprécier la refonte totale des séquences intermédiaires, dont les dialogues ne souffrent plus d'un second degré involontaire, à présent plus réalistes, plus en adéquation avec l'ambiance générale.

Les musiques s'inscrivent également dans cette démarche de réalisme, où les sons se font plus cristallins, se parent de relents symphoniques, sont globalement moins minimalistes qu'antan.

Musiques qui rectifient par ailleurs l'erreur de leurs aînées, en n'entamant leurs premières mesures qu'une fois les portes refermées.

On se souvient en effet que dans RE1, les musiques se déclenchaient trop tôt, alors même que le loading était toujours en cours, anticipant ainsi nos réactions sur ce qui suit... ce n'était pas trop le but, Mikami l'a parfaitement compris sur ce remake. Excellent point, le suspense s'en voit accru quand on entre dans une nouvelle pièce ou une zone inconnue.

Screenshot du jeu

Et que dire des bruitages, qui atteignent ici une perfection absolue? Le bruit d'un pas lourd foulant un parquet grinçant et c'est pile poil dedans, les râles d'outre-tombe plus sordides que jamais... pas de doute, la bande sonore a bénéficié de la même attention jusqu'au-boutiste que tout le reste!

Deux niveaux de difficulté ont aussi été incorporé, aussi bien pour Jill que pour Chris et pour finir, quelques ajouts dans l'aventure alimentent le scénario qui gagne un peu en profondeur, notamment avec le personnage terriblement ambivalent de Lisa.

En résumé : du grand Art, tout simplement.

Espèce de petit insolent!

Screenshot du jeu

Hé oui, c'est toute l'ambigüité d'une telle entreprise : le jeu est tellement mieux fait à tous points de vue qu'il flanque un méchant coup de vieux au Resident original! En ça, notre petit coeur de fan accompli pourra avoir des accès de mauvaise foi en privilégiant l'ancien, qui fut vraiment la découverte.

Durant ces accès de mauvaise foi, on se dira que c'est plus tout-à-fait pareil, que c'est plus le charme d'antan.

Screenshot du jeu

Que les musiques, par exemple, si elles sont plus riches, sont aussi moins mélodieuses, on les garde en mémoire moins facilement. Que les couleurs ne sont plus aussi chatoyantes. Que les ajouts ne sont pas tous à la hauteur de nos espérances, comme le passage en forêt, ou pas forcément à notre goût...

On se dit que ce remake ne remplacera jamais l'original, il ne fera que le compléter. Ce qui est vrai, quelque part, mais qui reste très injuste envers Rebirth tant ce dernier place la barre très, très haut.

Pour chipoter davantage, on pourra noter de superbes effets d'orage en intérieur... alors que la nuit est calme au dehors. Et toujours absente, cette possibilité de recharger à la volée.

Bref, ce rejeton est si insolent envers son ancêtre qu'on lui cherchera des poux dans la tête, pour le punir d'ainsi reléguer le passé au placard.

Mais... qui peut reprocher à un enfant d'être meilleur que ses parents?

Incontournable, insurclassable, un joyau.

Screenshot du jeu

Si Resident Evil 1 était déjà un monument du jeu vidéo, il est carrément sublimé dans ce remake peaufiné à l'extrême, une totale réussite à tous les niveaux.

Doté d'une réalisation qui relève du perfectionnisme maniaque, avec des environnements grouillant de vie (animée cette fois), d'une splendeur morbide inégalée, avec une bande son géniale et un concept transcendé, Rebirth est prenant, angoissant, captivant, envoûtant, remarquablement équilibré.

Jamais jeu vidéo n'aura été si proche d'une Oeuvre d'Art.

Dans le genre, on ne fait pas mieux. Un jeu de caractère, une expérience hautement immersive, une danse macabre orchestrée avec génie.

Merci, M.Mikami pour avoir offert ce véritable cadeau de noël aux enfants que nous sommes, qui aimons nous faire peur dans le noir.


Resident Evil "Rebirth" (2002)

Verdict : 10/10

Les + :

- dans le genre horreur gothique, on n'a pas fait mieux depuis
- une réalisation de haute volée
- une identité artistique inimitable
- l'atmosphère, toujours aussi prenante
- un remake exemplaire, aussi respectueux que novateur
- le manoir, qui en impose plus que jamais
- Lisa Trevor
- les énigmes repensées et les passages inédits
- les armes défensives
- la map la plus confortable qu'il m'ait été donné de voir dans un jeu vidéo

Les - :

- les écrans plats lui ont filé un sale coup de vieux
- le passage en forêt, trop court
- l'ouverture des portes, toujours impossible à zapper au second passage
- trop peu d'améliorations de jouabilité
Test rédigé par Manoir


Manuel d’entraînement des S.T.A.R.S.

Si vous avez modifié la configuration de votre manette et que vous avez choisi le type B ou le type C, n’oubliez pas que les instructions ci-dessous correspondent à la configuration de type A.

-- POUR AFFICHER L’ECRAN D’ETAT --

Appuyez sur le bouton Y en cours de partie. Vous ne pourrez pas accéder à l’écran d’état pendant les cinématiques ou lorsque vous êtes attaqué.

L’écran d’état vous propose plusieurs options vous permettant d’effectuer les actions suivantes :

- S’équiper d’armes

- Utiliser des objets

- Voir des plans

- Lire des fichiers

-- COMMENT VOIR UN PLAN --

A l’écran d’état, choisissez ‘Plan’ dans la barre de menu ou appuyez sur le bouton Z en cours de partie.

Si vous n’avez pas de plan, seules les zones que vous aurez explorées seront visibles.

-- COMMENT LIRE UN PLAN --

Salle(s) non colorée(s) : salle(s) non explorée(s).

Salle(s) orange : salle(s) où il reste des objets.

Salle(s) verte(s) : salle(s) explorée(s) où il ne reste pas d’objets.

Porte rouge : porte verrouillée.

Porte blanche : porte déverrouillée.

Porte bleue : porte que vous avez franchie.

-- POUSSER DES OBJETS --

Lorsque vous trouvez un objet que vous pouvez déplacer, mettez-vous en face de cet objet, dans la direction dans laquelle vous voulez le pousser et appuyez sur le Stick directionnel (Manette +) dans la direction à laquelle vous faîtes face.

-- MONTER ET DESCENDRE --

Placez-vous contre un objet dont la hauteur arrive à peu près à celle de votre personnage, et appuyez sur le bouton A. Vous pouvez aussi monter sur des objets déplaçables. Pour descendre d’un objet, appuyez sur le bouton A lorsque vous vous trouvez sur le rebord de cet objet.

-- COMMENT S’EQUIPER D’UNE ARME --

A l’écran d’état, sélectionnez « l’arme » dont vous souhaitez vous équiper, puis sélectionner la commande ‘Equiper’.

Même si vous avez une arme, vous devez vous en équiper pour pouvoir attaquer.

-- POSITION D’ATTAQUE --

Maintenez le bouton R enfoncé, le personnage se mettra en position d’attaque en direction de l’ennemi le plus proche.

-- COMMENT ATTAQUER --

Tout en maintenant le bouton R enfoncé, appuyez sur le bouton A. vous attaquez l’ennemi avec l’arme dont votre personnage est équipé.

-- DEMI-TOUR --

Tout en maintenant le Stick directionnel (Manette +) enfoncé(e), appuyez sur le bouton B. Vous pouvez également vous contenter d’utiliser le Stick C.

-- EXAMINER UN OBJET --

A partir de l’écran d’état, sélectionner un objet puis la commande ‘Examiner’.

Les renseignements concernant l’objet s’afficheront.

-- FUITE D’URGENCE --

Si vous utilisez des objets de défense tels que des poignards, vous pouvez vous échapper momentanément lorsque l’ennemi vous saisit.

Attention, vous ne pourrez pas vous échapper si l’ennemi vous attrape par derrière.

Pour vous équiper d’un objet de défense, accédez à l’écran d’état, puis sélectionnez un objet dans le menu ‘objet de défense’. Sélectionnez ensuite la commande ‘Equiper’.

Si votre objet de défense est réglé sur le mode ‘Manuel’ dans la configuration de la manette, vous devez appuyer sur le bouton L pour l’utiliser.

Film de Kenneth

Film Kenneth
C'est le film qui appartient à Kenneth.

Il me faudrait un magnétoscope pour le visionner.

Grimoire

Les quatre masques,

Un masque qui ne dit jamais de mal…

Un masque qui ne sent pas le mal…

Un masque qui ne voit aucun mal…

Un masque incapable de dire, de sentir ou de voir le mal...

Lorsque les quatre masques seront à leur place, le mal s’éveillera.

Journal de Trevor

Le 24 nov. 1967

Onze jours se sont écoulés depuis mon arrivée au manoir. Que m’est-il arrivé ?

Un type vêtu d’une blouse blanche m’a apporté un maigre repas en me disant « Désolé de vous faire subir tout cela, mais c’est pour des raisons de sécurité ».

C’est à ce moment-là que j’ai compris.

Tout est clair maintenant.

Nous ne sommes que deux à connaître le secret de ce manoir : Sir Spencer et moi-même. S’ils me tuent, Sir Spencer sera le seul à connaître le secret. Mais pourquoi ?

Cela n’a plus d’importance maintenant. Cet endroit est trop dangereux. Ma famille… J’espère qu’elle va bien. J’ai décidé de m’enfuir…. Jessica, Lisa, j’espère de tout mon cœur que vous êtes en sécurité.

Le 26 nov. 1967

Comment ai-je pu me montrer aussi bête ?

J’ai perdu mon briquet préféré, celui que Jessica m’avait offert pour mon anniversaire. Maintenant, je vais avoir encore plus de mal à sortir de cet endroit maudit.

Le 13 novembre, le jour où tout s’est joué pour moi. Ma tante avait été hospitalisée trois jours avant. Jessica et Lisa ont dit qu’elles allaient lui rendre visite. J’aimerais tant être avec elles.

Attendez, à mesure que j’écris, la mémoire me revient plus précisément.

Juste avant de m’évanouir, je me rappelle avoir entendu les hommes en blouse blanche dire quelque chose comme "Votre famille est probablement déjà".

Je prie pour qu’elle soit saine et sauve.

Le 27 nov. 1967

J’ai par miracle réussi à sortir de cette pièce, mais ça ne va pas être facile de m’enfuir du manoir. Je vais devoir échapper à tous leurs pièges. L’œil du tigre, l’emblème doré… je dois me rappeler pour ne pas périr.

Le 29 nov. 1967

Je suis fait comme un rat. J’ai tout essayé mais à chaque fois je me suis heurté à la même réalité : je suis pris au piège.

Je suis allé partout. Le laboratoire et ses grands tubes de verre remplis de formol et ces souterrains sombres et effrayants. Que faire ?

Au début, je refusais d’y croire. Mais cette chaussure à talon haut dans le couloir… Ça a été comme un réflexe. Un seul nom m’est venu à l’esprit : Jessica !

Je ne veux pas croire qu’elles partagent le même sort que moi.

Non ! Je ne cesserai jamais d’espérer.

Je dois me dire qu’elles sont toujours en vie.

Le 30 nov. 1967

Je n’ai rien bu ni mangé depuis plusieurs jours. J’ai l’impression de perdre la raison. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Qu’ai-je fait pour mériter une mort pareille ?

J’étais si obsédé par l’architecture de ce manoir. J’aurai dû me douter de quelque chose.

Le 31 nov. 1967

Un tunnel souterrain sombre et humide. Une autre impasse.

Mais dans l’obscurité, quelque chose a attiré mon regard.

J’ai prudemment allumé ma dernière allumette pour voir ce que c’était.

Une tombe ! Mon nom était profondément gravé dans la pierre ! « George Trevor »

C’est là que j’ai compris. Ces salauds savaient depuis le début que je laisserai ma peau ici et que je tomberai dans leur piège.

Mais c’est trop tard maintenant. Je perds mes esprits. Tout n’est plus qu’un vague souvenir. Jessica… Lisa… Pardonnez-moi.

Mon ego m’a poussé à vous impliquer toutes les deux dans cette conspiration. Pardonnez-moi. Que Dieu justifie ma mort en vous laissant la vie sauve.

George Trevor

Il y a quelque chose d’écrit à la main, il n’y a pas de date.

Rien n’a changé.

Je n’aurais jamais cru que cette pièce que j’avais conçue simplement pour mener une petite expérience s’avérerait aussi utile.

Je vais pouvoir me réfugier ici pendant un bon moment, car personne n’est au courant de secret que cache ce tableau, pas même Sir Spencer.

Le tableau d’un château… Au fond de l’atelier de peinture.

Un mémo chiffonné

Aujourd’hui, Sir Spencer m’a demandé de bien cacher quelque chose.

Je crois avoir trouvé la solution. Si cette chose était gardée par une bête aussi agressive que l’espèce de chien qui erre par ici, personne ne pourrait s’en approcher !

Pour autant que je sache, ce corniaud du diable traîne toujours du côté du balcon du premier étage, à l’ouest de la terrasse, et il devrait rappliquer au son du sifflet pour chien.

C’est là que vous entrez en scène. En effet, je ne vois pas qui d’autre pourrait approcher ce maudit cerbère sans risquer d’y laisser sa peau.

Ce qui signifie que vous êtes la seule personne capable de lui mettre ce collier. Il contient l’objet que Sir Spencer veut dissimuler.

Je ne peux confier cette mission qu’à vous. Bien sûr, vous recevrez une récompense. Vous vous souvenez de cet objet sur lequel vous essayer de mettre la main depuis longtemps ?

En échange de vos services, je pourrais m’arranger pour vous le procurer. Nous avons tous deux à y gagner…

Jon Toleman

OUVRAGE DE BOTANIQUE

-- De l’usage des plantes médicinales --

Comme vous le savez surement, il existe de nombreuses plantes aux vertus médicinales. Depuis la nuit des temps, l’humanité soigne ses blessures et ses maladies à l’aide de diverses plantes.

Dans cet ouvrage, nous nous intéresserons à trois types d’herbes qui poussent dans les montagnes Arklay et nous décrirons sommairement leurs propriétés médicinales. Chaque herbe a une couleur différente et une vertu thérapeutique particulière.

La verte permet de récupérer des forces. La bleue neutralise les toxines naturelles. Utilisée seule, la rouge n’a aucun effet.

Nous avons cependant découvert qu’en associant de l’herbe rouge à de l’herbe verte, l’effet de l’herbe verte est multiplié.

Nous vous communiquerons les résultats des associations de l’herbe rouge et des autres herbes dès que nous disposerons de davantage de renseignements.

En attendant, n’hésitez pas à essayer divers mélanges par vous-même, car la vraie connaissance est le fruit de l’expérience.

Instructions spéciales pour

La destruction des cadavres

Nous avons de nouvelles informations sur ces "créatures". Bien qu’elles semblent mortes, elles sont capables de revenir à la vie. Il existe cependant des moyens de les en empêcher.

Nous connaissons actuellement deux méthodes permettant de stopper la résurrection.

1. INCINERATION

2. DESTRUCTION DES CADAVRES

Si d’autres méthodes sont découvertes, nous vous en informerons immédiatement.

Pour ceux qui ont encore la volonté de vivre, du pétrole se trouve au rez-de-chaussée du manoir. Prenez-en autant que nécessaire. Vous aurez besoin de quelque chose pour l’allumer et vous devrez vous le procurer par vous-mêmes.

Journal du gardien

9 mai 1998 :

Ce soir, j’ai joué au poker avec Scott, Steve le chercheur et Alias le garde. Steve a beaucoup gagné, mais je pense qu’il a triché. Ordure

10 mai 1998 :

Aujourd’hui, l’un des principaux chercheurs m’a demandé de m’occuper d’un monstre qui ressemble à une sorte de gorille dépecé. Il m’a dit qu’il fallait le nourrir d’animaux vivants.

Lorsque je lui ai jeté un cochon, le monstre a commencé par jouer avec… puis il lui a arraché les pattes et les viscères, avant de commencer à le dévorer.

11 mai 1998 :

Vers 5 heures du matin, Scott est venu me réveiller. Il m’a vraiment fichu la trouille. Il portait une combinaison de protection. Il m’a dit d’en enfiler une moi aussi.

J’ai compris qu’un accident s’était produit dans le labo du sous-sol. Je savais que ça arriverait un jour. Ces imbéciles de chercheurs ne dorment jamais, même pendant les vacances.

12 mai 1998 :

Je porte cette saleté de combinaison depuis hier. J’ai la peau sale et ça me démange. Les chiens me regardent d’un drôle d’air. Pour leur apprendre, je ne les ai pas nourris aujourd’hui. Bien fait pour eux.

13 mai 1998 :

Je suis allé à l’infirmerie parce que mon dos était tout gonflé et me démangeait. Ils m’ont bandé le dos et le docteur m’a dit que je n’avais plus besoin de porter la combinaison. Je n’ai qu’une seule envie : dormir.

14 mai 1998 :

Lorsque je me suis réveillé ce matin, j’ai découvert une autre ampoule à mon pied. J’ai dû traîner du pied en allant au chenil. Les chiens ont été étonnement calmes toute la journée.

Je me suis ensuite aperçu que certains d’entre eux s’étaient enfuis. C’est peut-être leur moyen de se venger après trois jours de jeûne. Si quelqu’un s’en aperçoit, je vais passer un sale quart d’heure.

16 mai 1998 :

J’ai entendu dire qu’un chercheur qui avait tenté de s’échapper du complexe a été tué la nuit dernière. Tout mon corps me brule et me démange la nuit.

Lorsque j’ai gratté mon bras enflé, un morceau de chair putréfiée est tombé.

Bon sang, qu’est-ce qu’il m’arrive ?

19 mai 1998 :

Plus de fièvre mais démangeaisons. Très faim aujourd’hui, mangé nourriture des chiens.

21 mai 1998 :

Ca gratte, gratte Scott venu sale tête alors je l’ai tué, Délicieux.

4 / /

Gratte. Délicieux.

Testament du chercheur

C’est une lettre.

Le 3 Juin 1998

Ma chère Alma,

Je te fais toutes mes excuses de n’avoir pu t’appeler. L’homme aux lunettes noires m’interdisait de téléphoner. Désolé, Alma.

Je ne sais par où commencer, ni comment expliquer en quelques mots ce qui s’est passé depuis la dernière fois que nous nous sommes parlé, et je dois dire que je ne prends pas un bon départ.

J’espère que tu vas bien et que tu me pardonneras de m’égarer par moments ; cette lettre n’est pas facile pour moi.

Alors que je t’écris, je sens les concepts les plus simples m’échapper et laisser la place à un sentiment de désespoir et de confusion.

Je dois cependant te dire ce que j’ai sur le cœur avant de mourir. Alma, je t’implore de me croire.

Il me faudrait des heures pour te raconter la totalité des événements et le temps m’est compté.

Je te demande donc d’accepter les faits : Le mois dernier, il y a eu un accident au laboratoire et le virus que nous étudiions s’est propagé. Tous mes collègues ont été contaminés. Ils sont soit morts, soit mourants.

La maladie est telle que ceux qui sont encore en vie ont complètement perdu l’esprit. Ce virus dépossède ses victimes de toute humanité et les forces à chercher avidement la vie et à la détruire.

Alors que je t ‘écris, je les entends à ma porte, comme des animaux affamés dépourvus de tout esprit.

Alma, je n’ai tenté de survivre que dans l’espoir de te revoir.

Malheureusement, mes efforts ne peuvent que retarder l’inéluctable : Je suis contaminé et je n’ai aucune chance d’échapper à mon sort.

Je n’ai d’autre choix que de m’ôter la vie avant de perdre ce qui me sépare de ces monstres. Je t’envoie tout mon amour.

Dans une heure, j’aurai refermé mes yeux à jamais et je connaîtrai enfin la paix. J’espère que tu comprendras mon geste. Je suis désolé.

Martin Crackhorn

E-mail du responsable de la sécurité

CONFIDENTIEL

A : Responsable de la sécurité

Date : 22 juillet 1998 2h13

Le jour J approche. Exécutez les procédures suivantes sous huitaine.

Mesure immédiates exigées.

1. Faire venir les membres des S.T.A.R.S. sur le domaine et obtenir des données de combat brutes sur les performances des « Armes biologiquement modifiées » contre les membres des S.T.A.R.S.

2. Recueillir deux embryons de chaque spécimen mutant, à l’exception du Tyran. Eliminer le Tyran.

3. S’assurer de la destruction complète du laboratoire Arklay, ainsi que de son personnel et de ses cobayes. Faire passer leur mort pour un accident.

Une fois les procédures ci-dessus exécutées, contacter le quartier général pour de nouvelles instructions.

Si, pour une raison quelconque, vous vous trouvez dans l’incapacité de mener à bien la procédure dans le délai indiqué, informez-nous-en immédiatement. En cas d’urgence, appelez directement le poste 5691.

Bonne chance.

Le quartier général d’Umbrella

Umbrella Inc.

Lettre de suicide

Le 22 juin 1998

21h30

Je n’avais pas le choix. Nous avons essayé d’échapper à ces monstres, en nous serrant les coudes pour survivre. Mais Robert commençait à présenter les symptômes.

Je n’avais pas le choix. Ces créatures sont l’œuvre du diable. Il n’y avait pas d’autre issue. Il aurait fait la même chose à ma place.

J’ai mis fin à ses souffrances et j’ai dû l’abandonner dans la salle de bain. Je suis sans doute le dernier maintenant…

Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ?

Je ne me pardonnerai jamais d’avoir fait partie de ce projet. Mais je sais ce qui m’attend. Il n’y a aucun autre moyen de s’échapper de cette maison de fous. Ce n’est plus qu’une question de temps.

Tout est prêt. Il ne me reste plus qu’à rassembler le courage nécessaire pour passer à l’acte. Le plus dur est de penser à tout ce que je n’ai pas eu le temps d’accomplir.

Mais je préfère encore mourir que de devenir l’une de ces créatures. J’espère que tu comprendras. Je veux mourir dignement.

Il y a un message au dos.

Linda, pardonne-moi…

Rapport sur la plante 42

Quatre jours se sont écoulés depuis l’accident. La plante 42 a connu une croissance fulgurante.

Bien que l’on sache peu de choses sur cette plante, on peut dire que le virus T a eu sur elle un effet beaucoup plus important que sur les autres groupes de plantes.

Le virus T a totalement transformé l’anatomie et la taille de son hôte.

Compte tenu de son état actuel, il est difficile de savoir de quelle sorte de plante il s’agissait à l’origine. On ne trouve rien de semblable dans la nature.

La plante 42 se nourrit de deux façons. Sa première source d’alimentation provient de ses racines qui vont jusqu’au sous-sol.

Immédiatement après l’accident, l’un des scientifiques a perdu la tête et à détruit le bassin circulaire. Maintenant, le sous-sol est inondé.

Il y a de grandes chances pour que l’eau ait contenu une substance chimique qui a provoqué la formidable croissance de la plante 42. Nous devons cependant déterminer de quel composant il s’agissait.

Une sorte de bulbe (le corps de la plante 42) pend du plafond du rez-de-chaussée par les conduits d’aération.

De longues lianes ressemblant à des tentacules partent du bulbe. Nous pensons que ces lianes constituent la seconde méthode d’alimentation de la plante.

Lorsque la plante 42 détecte une proie, elle la capture à l’aide de ses tentacules. Ensuite, les ventouses de la liane sucent le sang de la proie.

Nous nous sommes également aperçus qu’elle est douée d’une forme d’intelligence.

Elle enchevêtre ses lianes autour de la porte pour empêcher toute intrusion lorsqu’elle capture une proie ou qu’elle est en période d’inactivité.

Malheureusement, plusieurs scientifiques ont été tués par la plante 42. Les survivants racontent tous la même chose :

Lorsque les pétales uniformes qui la recouvrent s’ouvrent et révèlent ses organes vitaux, la plante devient encore plus agressive.

Un témoin a raconté qu’elle semblait essayer de se protéger. Nous ne savons toujours pas à quoi est dû ce comportement.

Le 21 mai 1998

Henry Sarton

Expérience de chimie en labo

Les précédents rapports exposaient les similarités cellulaires de la plante à croissance ultra rapide infectée par le virus Tyran.

Cependant, en cherchant à corroborer le résultat de nos expériences, nous avons mis à jour une autre donnée intéressante.

Nous avons découvert que l’UMB n°20, un élément chimique de la famille des UMB, comporte un composant qui détruit les cellules de cette plante très rapidement.

Nous avons rebaptisé l’UMB n°20 ‘V-JOLT’. Si nos calculs sont exacts, la plante devrait mourir 5 secondes après l’application de V-JOLT directement sur ses racines.

Pour synthétiser du V-JOLT, il suffit de mélanger de l’UMB et du VP dans des proportions adéquates. Cependant, la manipulation des substances chimiques UMB demande beaucoup de précautions. On sait en effet qu’elles peuvent dégager des gaz toxiques.

Voici les caractéristiques de chaque composant chimique UMB :

UMB n° 3 rouge

Jaune-6 jaune

UMB n°7 vert

UMB n°10 orange

VP-017 bleu

V-JOLT (UMB 20) brun foncé

Photo de famille

Photo famille Trevor
Quelqu’un a laissé un journal.

19

papppa ataché en premie

mamman ataché second

roUge et collAbt deDans bLanc et dUr

paas vrai maMan où

sai pas papa

retrouvé maman

quan ataché mamaN

elle bouge plu

ell crie

pourquoi ?

jeveu juste etre avec elle

4

maman

où?

Tu me manc

 

Il y a quelque chose d’écrit au dos.

Virus Progenitor administré (10 nov. 1967)

. Jessica

Virus administré : type A

Plasmolyse des tissus lors de l’activation cellulaire.

Fusion du virus : négative.

Action : destruction du corps.

. Lisa

virus administré : type B

Plasmolyse des tissus lors de l’activation cellulaire.

Fusion du virus : positive mais retardée.

Modification corporelle : résultats constants observés.

Etat : toujours sous observation pour protection.

. George

Action : euthanasié (30 nov. 1967)

 

Quelqu’un a laissé un journal.

14 nov. 1967

La piqûre qu’on m’a faite me donne des vertiges. Je ne vois plus maman. Où l’ont-ils emmenée ?

Elle avait promis qu’on s’échapperait ensemble. M’a-t-elle abandonnée ?

15 nov. 1967

J’ai retrouvé maman. Nous avons dîné ensemble. J’étais très heureuse.

Mais ce n’était pas ma vraie maman. Le même visage, mais différente à l’intérieur.

Je dois la retrouver. Je dois lui rendre son visage.

J’ai repris le visage de maman.

Personne ne peut avoir ma maman sauf moi. J’ai mis son visage sur moi pour qu’elle ne s’en aille pas.

Parce que maman triste si je la retrouve sans son visage.

17 nov. 19 7

Dans la boîte, odeur de maman, vraie mère peut-être ici.

Cube en pierre dur. Fait mal. Câble d’acier qui bloque.

Pas voir maman à cause de 4 pierres.

C’est une lettre.

Ma petite Lisa,

Jour après jour, je sens que mon esprit me quitte.

Les piqûres des hommes en blouse blanche ont fait un peu disparaître les démangeaisons. Aujourd’hui, ils m’ont injecté une substance « nutritive », selon eux.

Après les piqûres, ta maman n’arrive plus à réfléchir normalement. Elle est choquée et triste car parfois, elle est incapable de se souvenir de vous.

Ta maman a très peur. Peur de tout oublier, surtout toi et ton papa…

Vos visages, les moments que nous avons passés ensemble… tout se brouille et mon esprit s’obscurcit.

Oh Lisa, j’aimerais tellement pouvoir toucher ton visage et te prendre dans mes bras pour que tous ces merveilleux souvenirs de toi et de ton papa me reviennent.

Lisa, nous ne pouvons plus rester ici.

Nous devons nous échapper !

Ecoute-moi Lisa. Notre seule chance est de nous enfuir lorsque nous serons ensemble dans le laboratoire. Nous ferons semblant d’avoir perdu connaissance et lorsque l’homme en blanc aura le dos tourné, nous tenterons le tout pour le tout.

Lorsque nous serons sorties de là, nous chercherons papa ensemble. Tu as compris, ma chérie ?

Sois forte, Lisa.

Le 13 nov. 1967

Jessica Trevor

Photo de Barry

Photo Barry
C'est la photographie qui a glissé de la chemise de Barry quelques secondes avant qu'il ne tombe dans le gouffre.

Il y a quelque chose d'écrit au dos : Nous t'aimons Papa.

De la part de tes gentilles filles, Moira et Polly.

Lettre du chercheur

Le 8 juin 1998

Ma chère Ada,

Lorsque tu poseras les yeux sur cette lettre, je ne serais sans doute plus celui que tu connaissais. J’ai reçu le résultat de mes analyses aujourd’hui. Comme je m’y attendais, elles sont positives.

J’ai l’impression de perdre la tête quand je pense à ce qui m’attend. Je ferais n’importe quoi pour ne pas devenir comme eux.

Pour autant que je sache, tu n’as pas été contaminée. J’espère que nous n’en arriverons pas là, mais s’il s’avère que tu es la dernière survivante, je veux que tu ailles chercher les informations qui se trouvent dans la salle des données visuelles.

Ensuite, active le système d’autodestruction dans la salle haute tension et enfuis-toi. Je t’en prie, fais tout ce que tu peux pour que personne ne sache rien de cet accident.

Si tout fonctionne encore correctement, tu devrais pouvoir débloquer toutes les serrures à l’aide du système de sécurité.

J’ai configuré le terminal de la petite salle de sécurité de façon à ce que tu puisses accéder au système en tapant mon nom et le mot de passe que j’ai choisi, c’est-à-dire ton prénom.

Pour ouvrir la porte du sous-sol 2 où se trouve la salle des données visuelles, tu devras saisir un autre mot de passe.

Par mesure de précaution, j’ai codé ce mot de passe dans une radiographie. Je te connais et je suis sûr que tu n’auras aucun mal à le découvrir.

Une dernière chose… et ceci est mon ultime volonté. J’espère que tu ne me verras jamais dans cet état mais si je me transforme en l’un de ces monstres, je te supplie d’abréger mes souffrances. J’espère que tu comprends.

Je te remercie, Ada.

Bien à toi.

John

V-ACT

Note du chercheur

Tout tend à démontrer que le virus T affecte le génome de l’organisme hôte.

Nous avons maintenant la preuve qu’une fois que l’individu a perdu connaissance, le corps entre dans un état latent. Pendant cette période, le virus s’active et transforme rapidement l’organisme en recomposant sa structure de base.

L’hôte fini par prendre la forme d’une créature humanoïde, que nous appelons V-ACT.

La vitesse à laquelle le virus agit et le développement musculaire important qu’il entraîne sont particulièrement remarquables. Après la mutation, l’individu devient plus agile et plus agressif.

Quatre de nos chercheurs ont déjà péri en tentant de le nourrir. Cela s’est terminé dans un véritable bain de sang.

Depuis cet accident tragique et horrible, nous avons baptisé l’espèce "Tête sanglante".

Impossible de laisser ce précieux spécimen là où il est. Nous devons trouver une solution. Bien sûr, il est hors de question de le détruire.

Nous avons finalement décidé de congeler le spécimen et de confiner son corps dans le sous-sol du cimetière de la cour.

Fax

Aux : Services sanitaires

A l’attention du : Directeur des services sanitaires

Du : Comité d’alerte de Raccoon

Ce rapport est strictement confidentiel et ne doit être lu que par la personne à qui il est adressé.

Toute copie ou divulgation du contenu de ce fax à un tiers est strictement interdite par son expéditeur. Ce fax doit être détruit immédiatement après avoir été lu.

Les dégâts entrainés par l’épidémie de virus T seront bien plus importants que ceux que nous avion initialement prévus. Nous portons donc les faits suivants à votre attention.

Premièrement :

Plus de la moitié des chercheurs ont été infectés par le virus T et sont morts. De plus, la quasi-totalité des survivants commence à manifester des symptômes de l’infection.

Deuxièmement :

Notre équipe secrète de sécurité a été totalement anéantie. Par conséquent, nos recherches ultra secrètes risquent d’être dévoilées au grand jour. Nous vous demandons d’agir immédiatement avant que les médias ne s’arrachent l’affaire.

Troisièmement :

Il y a de grandes chances pour que la plupart des spécimens erre en liberté dans le complexe. On peut s’attendre à une augmentation du nombre de victimes.

Bien que la mort de ces personnes soit très regrettable, ces événements confirment le succès de nos recherches. Il nous faut agir sans attendre pour que les résultats de nos recherches ne soient divulgués au grand public.

Nous pensons que la première intervention officielle sera le fait de la police d’état et des S.T.A.R.S. Nous vous recommandons fortement de prendre dès maintenant les mesures nécessaires les concernant.

Protocoles de sécurité

REZ-DE-CHAUSSEE

Héliport / Réservé aux membres de la direction. Cette restriction ne s’applique pas en cas d’urgence.

SOUS-SOL, NIVEAU -1

Passage vers l’héliport / Entrée interdite hormis en présence d’un conseiller en recherches ou du directeur de la sécurité. Ordre est donné de tirer à vue sur toute personne non autorisée.

Ascenseur / L’ascenseur s’arrête en cas d’urgence.

SOUS-SOL, NIVEAU -2

Salle de données visuelles / Accès réservé à la Division de recherches spécialisées. Seul Keith Arving, directeur de cette salle, peut donner à d’autres personnes l’autorisation d’y accéder.

SOUS-SOL, NIVEAU 3

Prison / La prison est sous la responsabilité des Services sanitaires. Au moins un conseiller en recherches (E. Smith, S. Ross, A. Wesker) doit être présent en cas d’utilisation d’un virus.

Porte à triple verrous / L’entrée dans cette pièce est limitée à la personne qui désactive la serrure à l’aide de tous les codes d’accès. L’accès aux terminaux situés dans chaque section des directeurs de recherche désactive la serrure.

Salle haute tension / Dans cette pièce, la principale source d’énergie est un composant à base de nitroglycérine. Son accès est restreint aux surveillants du quartier général.

Cette restriction ne s’applique pas aux conseillers en recherches disposant d’une autorisation spéciale.

Terminaux de code d’accès / L’utilisation de ces terminaux est réservée aux principaux chercheurs.

SOUS-SOL, NIVEAU -4

En ce qui concerne les progrès de « Tyran » après l’administration du virus T… (Le reste du document est illisible).

Notes d'observation

Le virus G a en fait été découvert 21 ans après l’administration du premier virus progenitor.

Le ‘Parasite Prototype’, envoyé par un laboratoire français, avait été administré au spécimen témoin. Ce dernier avait accepté le parasite sans manifester aucun signe de rejet.

Cette absence de réaction était restée un mystère pour tous. Mais maintenant, j’ai compris.

Le ‘Parasyte Prototype’ est resté en incubation dans le corps du spécimen pendant 21 ans. Au bout de cette période, le prototype a subi une mutation soudaine (le terme « évolution » serait peut-être plus juste).

Cette observation a donné à mes recherches une nouvelle perspective.

Après des tests et des modifications supplémentaires, j’ai réussi à mettre au point une méthode permettant de créer un « G » dont les performances surpassent celles du « T ».

Cette découverte va bouleverser à tout jamais l’avenir des armes biologiquement modifiées.

Je suis impatient de voir la sale tête d’Alexia lorsque j’annoncerai les conclusions de mes recherches.

Malheureusement, il va me falloir plusieurs années avant de pouvoir corroborer totalement les résultats.

William Birkin